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SÉLECTION | Les films à voir en janvier 2026 sur Ciné+ et OCS

Chaque mois, en parallèle de notre agenda ciné, la rédaction vous propose une sélection de films à voir ou revoir sur les chaînes de Ciné+/OCSCanal+ Grand Ecran et sur MyCanal. Films inédits sur petit écran, rediffusions, films de patrimoine et rétrospectives, voici notre shortlist du mois de janvier 2026.

Loveable

Avec Loveable, Lilja Ingolfsdottir signe une première oeuvre brillamment aboutie, profondément touchante et introspective, qui aborde avec sensibilité des thématiques contemporaines sans tomber dans le simplisme. Elle offre une réflexion subtile sur la maternité, les rôles familiaux et la nécessité de se redécouvrir pour briser les schémas établisautant que celle de s’aimer soi-même pour mieux accueillir l’amour de celles et ceux prêt·e·s à nous en donner. – SN

La trilogie d’Oslo : Rêves, Amour, Désir

love

Plongez au cœur de la trilogie d’Oslo de Dag Johan Haugerud, une œuvre cinématographique rare et captivante qui tisse ensemble trois visions sensibles et distinctes de l’amour, du désir, de l’identité et des rapports humains dans nos existences contemporaines. Dans Rêves, couronné de l’Ours d’or à Berlin, le réalisateur observe avec finesse l’éveil sentimental d’une adolescente à travers une narration introspective portée par une voix intérieure vibrante, où le désir se lit autant dans les silences que dans les regards ; Amour déploie des dialogues empreints de mélancolie et de douceur sur la complexité des rencontres, oscillant entre intimité et lâcher-prise ; enfin Désir (titre français de Sex) explore, avec humour et sensibilité, les zones troubles de l’identité, de la sexualité et des normes sociales, à travers des confessions profondes et des remises en question personnelles. Ensemble, ces trois films tissent une cartographie du cœur — humble, fine et profondément humaine — qui interroge ce que signifie aimer, désirer et se reconnaître dans l’autre, faisant de cette trilogie l’une des propositions cinématographiques les plus passionnantes autour de ces thèmes de cette décennie. – SN

Le rendez-vous de l’été

Le rendez-vous de l'été

Le Rendez-vous de l’été de Valentine Cadic est une chronique délicate et subtile, centrée sur Blandine, une jeune Normande aux aspirations sincères, perdue dans le Paris bouillonnant des Jeux olympiques de 2024 et cherchant à tisser des liens familiaux et personnels dans une fête ambivalente. Loin de se réduire à une simple comédie estivale, le film explore avec finesse les décalages entre l’individu et le monde qui l’entoure, entre la discrétion d’un caractère intuitif et les turbulences sociales et humaines qui l’entourent, faisant de cette œuvre une proposition attendrissante et riche de sens à découvrir. – FXT

Le répondeur

Le répondeur

Fabienne Godet transforme une intrigue de pur boulevard en comédie de situations fine et malicieusement consciente de son extravagance, préférant l’observation sensible des rôles et des rapports sociaux au simple jeu du quiproquo. À travers Baptiste, d’abord hésitant puis grisé par la supercherie, Le Répondeur explore avec humour et bienveillance la manière dont les relations, figées par l’habitude, peuvent être discrètement réinventées. Derrière sa légèreté apparente, le film esquisse ainsi un regard perçant sur le pouvoir, la responsabilité et les liens familiaux, invitant à découvrir une comédie aussi drôle que subtile. – FXT

Le rire et le couteau

À travers l’errance de Sergio, ingénieur portugais en mission en Guinée-Bissau, Le Rire et le Couteau explore avec une ampleur rare les traces toujours vives de l’héritage colonial et leur impact intime sur les relations humaines. Portant malgré lui le poids d’une histoire violente inscrite dans sa peau, sa langue et sa manière d’être au monde, Sergio traverse le film comme un corps étranger, tiraillé entre culpabilité, désir de bien faire et impossibilité de se défaire de sa position d’homme blanc européen. Pedro Pinho compose moins un manifeste théorique qu’une vaste enquête sensible où souvenirs de la lutte pour l’indépendance, situations du quotidien et rapports sexuels deviennent des lieux de friction entre passé et présent, domination et tentative de réinvention. Par sa durée généreuse, son goût du dialogue et sa capacité à faire coexister les points de vue, le film déploie un monde dense et vivant, où le rire et la violence, l’intime et le politique s’entrelacent pour interroger notre manière d’habiter l’histoire — une expérience de cinéma profondément troublante et stimulante, à découvrir. – SB


ET DU CÔTÉ DES CLASSIQUES ?

Pour une poignée de dollars

Remake du film d’Akira Kurosawa, Yojimbo, le garde du corps– lui-même inspiré du roman noir « La Moisson rouge » de Dashiell Hammett – Pour une poignée de dollars, réalisé en 1964 est le premier western de Sergio Leone, après deux peplums et offrait à Clint Eastwood l’un de ses premiers grands rôles. Cette histoire d’un héros,solitaire qui offre ses services alternativement à chacun des deux clans qui se font la guerre, bénéficie d’un scénario solide, de la partition remarquable d’Ennio Morricone et de la présence, outre celle de Clint Eastwood, du grand Gian Maria Volonte. Un western devenu  mythique, qui allait bientôt être suivi par Et pour quelques dollars de plus et Le Bon, la brute et le truand. – EF

Les Trois jours du Condor 

Adaptation d’un roman d’espionnage de James Gradu, Les Trois jours du Condor constitue une des très belles réussites du thriller paranoïaque, sous-genre typique du cinéma américain des années 1970. Robert Redford interprète un administratif de la CIA qui échappe à un massacre et cherche à sauver sa vie, mais aussi à découvrir qui est à l’origine de cet attentat. Réalisé en 1975 par Sydney Pollack, Les Trois jours du Condor compte également dans sa distribution Faye Dunaway, Clift Robertson et Max Von Sydow et fait partie de ces films d’espionnage qui se démarquent de façon notable par leur réalisme. Belle partition musicale de Dave Grusin. – EF

37°2 le matin

Histoire d’amour fou, film fleuve – pour la version longue – et culte qui a marqué toute une génération de cinéphiles, 37°2 le matin , réalisé en 1986 par Jean-Jacques Beineix, dont c’était le troisième long-métrage adaptait avec succès et brio un roman de Philippe Djian et révéla Béatrice Dalle. Le duo qu’elle forme avec Jean-Hugues Anglade, passionné, sensuel et cinégénique en diable, contribue beaucoup à la réussite de cette histoire qui remporta un grand succès à sa sortie. Une oeuvre forte et marquante. – EF

Rusty James

Tourné par Francis Ford Coppola en 1983, juste après OutsidersRusty James, comme son prédécesseur est adapté d’un roman de Susan Eloise Hinton. L’histoire est celle du jeune Rusty James – Matt Dillon – et de la fascination qu’il a pour son frère aîné, Motorcycle Boy – Mickey Rourke. Tourné en noir et blanc avec quelques touches de couleur, Rusty James est une oeuvre quasi-expérimentale, très esthétique, marquée par une forme de nostalgie d’une adolescence fantasmée. La partition signée Stewart Copeland, batteur du groupe The Police, accompagne ce récit qui compte aussi Dennis Hopper, Diane Lane et Nicolas Cage parmi ses interprètes. – EF

Le Bel Antonio

Histoire de virilité – ou du moins que certains considèrent comme telle – et d’impuissance, Le Bel Antonio de Mauro Bolognini, réalisé en 1960, réunissait Marcello Mastroianni – dans un rôle tout en finesse et sensibilité – et Claudia Cardinale. Critique sociale, drame intime, ce récit amer suit le parcours d’un homme fragile, que l’amour physique paralyse, mais qui, venant d’une grande famille bourgeoise, est l’objet de toutes les attentes quant à sa future descendance. Pierre Brasseur complète une distribution remarquable dans ce grand classique du cinéma italien des années 1960. – EF