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BRONX

Dans les quartiers Nord de Marseille, une tuerie orchestrée par le clan Bastiani a lieu. Deux rivaux sont en charge de l’enquête, Vronski, un flic de la brigade antigang et Costa, un chef de groupe de la BRB aux pratiques douteuses. La situation dégénère lorsqu’un témoin-clé est assassiné durant sa garde à vue. En pleine guerre des gangs, Vronski et ses hommes, pour sauver leur peau, seront obligés de faire des choix lourds de conséquences…

Critique du film

En ce premier jour de confinement, alors que les salles viennent tout juste de baisser le rideau suite aux injonctions gouvernementales, les plateformes de SVOD vont redevenir le refuge des cinéphiles en mal de nouveaux longs-métrages à découvrir. Si l’on espère un net intérêt pour La Cinetek, UniversCiné ou Mubi, qui proposent une offre diversifiée et peut-être plus pointue, il ne fait presque aucun doute que Netflix devrait dévorer la concurrence aux côtés de l’indispensable OCS. D’autant que la sortie majeure de ce 30 octobre n’est autre que Bronx, le nouveau polar d’Olivier Marchal, qui fit (jadis) les beaux jours du cinéma policier francophone avec 36 Quai des Orfèvres ou MR 73.

Situant son action à Marseille, au sein des forces de l’ordre combattant la criminalité, Bronx suit Richard Vronski, policier contraint de faire des choix difficiles pour lui et sa troupe, flirtant avec les limites de la légalité lors de ses interventions – un peu comme dans le Bac nord de Cédric Jimenez (attendu en salle, normalement, pour la fin d’année) dont on vous parlera très prochainement, dès l’embargo levé par le distributeur. C’est le comédien Lannick Gautry, plus connu pour des fictions télévisées que pour ses rôles marquants sur grand écran, qui incarne ce protagoniste principal aux côtés du rappeur Kaaris (déjà vu dans Braqueurs), Gérard Lanvin (que Marchal retrouve après le décevant Les lyonnais) et Jean Reno.

Dans la lignée de ses dernières réussites appréciables du genre (La Terre et le Sang et Balle perdueBronx pourrait bien profiter de cette nouvelle période d’enfermement pour venir tutoyer le succès de visionnages de ses prédécesseurs, lui qui devait initialement sortir en salle avant d’être racheté par la plateforme américaine il y a quelques mois. Son programme de scènes d’action (arrestations musclées, fusillades et explosions) et de personnages bien virils d’un autre temps (veste en cuir, gueules cassées, cheveux longs et barbes fournies…) devrait séduire les amateurs du genre en dépit des maladresses d’un réalisateur clairement sur le déclin depuis une décennie…

Les autres auront beaucoup de mal à supporter ce polar qui sent la poussière comme à la naphtaline et qui voit ses personnages féminins n’exister à l’écran que pour se faire draguer, reluquer ou dénuder. Un cinéma viriliste et vieillot qui ne devrait plus exister en 2020.

Bande-annonce

30 octobre 2020 (Netflix) – Réalisé par Olivier Marchal