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HOOK

Peter Banning, alias Peter Pan, est devenu un brillant avocat d’affaires qui a tout oublie de ses merveilleuses aventures. Mais le terrible capitaine Crochet (Dustin Hoffman), lui, n’a pas oublié. Pour enfin régler leur compte, il enlève une nuit Jack et Maggie, les enfants de Peter (Robin Williams). C’est en compagnie de Tinkerbell que Peter s’envole à nouveau pour le pays de Nulle Part.

« Tous les enfants grandissent, sauf un. »

80 millions de dollars dépensés pour réaliser un rêve mûri par Spielberg depuis longtemps : porter sur grand écran l’histoire de Peter Pan et du Pays Imaginaire. On y retrouve en effet les thèmes qui parcourent sa filmographie : le refus de la corruption du temps sur les instincts et la liberté personnelle, l’acceptation et l’inclusion de la diversité, le rapport subjectif au passage du temps ou l’existence de lieux et d’univers accessibles selon les croyances de chacun.

Malgré les sollicitations de Disney et Paramount, Spielberg s’est refusé à proposer une sorte de version live-action du célèbre film d’animation de 1953. Au-delà du roman original de James Matthew Barnie, il souhaitait explorer avec Hook ce qui se passe après la conclusion, quand Wendy regarde par la fenêtre s’envoler sa fille et Peter vers le Pays Imaginaire :

« Tandis que vous regardez Wendy, voyez ses cheveux devenir blancs, car tout cela s’est déroulé il y a fort longtemps… »

Qu’est devenu Peter ? Et s’il avait vieilli, l’accès au Pays Imaginaire lui serait-il encore possible ? Comment raconter cette histoire ? C’est le scénariste James V. Hart qui trouva la clé : le Capitaine Crochet, survécu au crocodile et animé du désir de se confronter à nouveau à son vieux rival Peter Pan. Le pirate devint l’élément central de la narration et lui donna son titre. Il fournit à Peter et aux spectateurs les éléments qui signalent le passage du réel à l’altérité du Pays Imaginaire. Au début du film, son sabre et sa lettre manuscrite sont les premières perceptions matérielles du monde parallèle dans la vie de l’immémorial « enfant qui ne voulait pas grandir ».

Un film marqué visuellement par les années 90, double-dose de nostalgie pour les anciens, feux d’artifices légèrement kitsch pour les plus jeunes. Comment oublier la fée Julia Roberts qui murmure (en VF, s’il vous plaît) : « Tu vois ce moment entre le sommeil et le réveil, ce moment où on se souvient d’avoir rêvé ? C’est là que je t’aimerai toujours, c’est là que je t’attendrai. »

On se raconte des histoires pour se souvenir de l’enfant qu’on est et qu’on ne cesse jamais d’être – et gare à qui l’oublierait, car il perdrait « l’émotion de vivre », et comme dit Peter, « ça peut être une aventure extraordinaire ».


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