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SÉLECTION | Les films à voir en mai 2024 sur Ciné+

Chaque mois, en parallèle de notre agenda ciné, la rédaction vous propose une sélection de films à voir ou revoir sur les chaînes de Ciné+ et sur MyCanal. Films inédits sur petit écran, rediffusions, films de patrimoine et rétrospectives, voici notre shortlist du mois de mai 2024.

 

Falcon lake

Le 7/05 sur Ciné+

Malgré quelques maladresses, notamment lors de son exposition un peu bancale, Falcon lake puise son charme et sa force dans l’ambiguïté de son récit, offrant à chaque spectateur l’espace pour recevoir et interpréter le film à sa façon et d’explorer les différents couches qu’il comporte. Le frisson des premières fois. L’amour et la mort. Candeur et étrangeté. Un premier essai singulier et prometteur que ce conte sur la fin de l’enfance. – TP

Leila et ses frères

Le 14/05 sur Ciné+

Avec Leila et ses frères, Saeed Roustaee prolonge donc son autopsie de la société iranienne via une fresque familiale fleuve et faussement intime, dont les enjeux dramatiques traduisent en filigrane les bouleversements sociétaux sous-jacents d’un pays aux prises avec ses propres contradictions. Il adapte en conséquence sa mise en scène nerveuse et heurtée pour la mettre à hauteur d’homme et suivre le parcours de personnages combattifs, bien déterminés à sortir de la condition à laquelle le système semble les avoir destinés. Puissant et terriblement pertinent ! – AR

El Agua

Le 16/05 sur Ciné+

À travers les errances et les doutes de son héroïne, à la fois petite-fille de sa grand mère sorcière mais aussi jeune femme du XXIème siècle, Elena López Riera questionne la notion de liberté et la fonction psychologique que remplissent les légendes urbaines au sein d’une communauté. Elle livre un film étrangement envoûtant dont l’énergie mystique et les paysages industriels continuent de nous hanter, dessinant les contours d’une cinématographie prometteuse, entre modernité et tradition. – LH

Les huit montagnes

Le 21/05 sur Ciné+

Voyage réflexif sur de la quête de soi à travers l’autre, Les huit montagnes demeure une proposition aussi ambitieuse formellement que thématiquement. Un film au rythme déroutant (sans doute aurait-il gagné à être écourté d’une demi-heure) qui laissera plus d’un spectateur songeur à l’issue de la projection. Mais pour peu qu’on accepte de s’y glisser tout entier sans résistance, il y a fort à parier que cette odyssée montagneuse saura procurer le même sentiment que celui d’un doux rêve cotonneux. – AR

Les bonnes étoiles

Le 22/05 sur Ciné+

Le soin apporté par Hirokazu Kore-eda aux détails dans ce nouveau long-métrage en fait un nouveau temps fort, un petit chef d’oeuvre de subtilité et de délicatesse où la violence et la brutalité ne sont presque jamais dans le plan, laissant la place à des analyses fines et sensibles sur les mécanismes régissant la parenté, la maternité et les traumatismes habitant les personnages. La constance de la qualité de la mise en scène du maître nippon est en cela remarquable, sans signes d’essoufflement pour ce cinéma nécessaire et sublime. – FB


ET DU CÔTÉ DES CLASSIQUES ?


L’Argent de la vieille (02/05) 

A Rome, une vieille dame richissime aime à jouer aux cartes et rencontre tous les ans un couple très pauvre qui espère faire fortune en l’affrontant à la Scopa, jeu qui fait appel à l’intelligence et à la finesse d’esprit. L’Argent de la vieille de Luigi Comencini constitue un des sommets de la comédie italienne. C’est un film d’une grande férocité et d’une grande acuité psychologique, avec Bette Davis, Alberto Sordi, Silvana Mangano et Joseph Cotten. – EF

Le silence des agneaux (04/05) 

Adapté d’un roman de Thomas Harris et mettant en scène le fameux Hannibal le cannibale, ici joué par Anthony Hopkins qui s’en donne à cœur joie et livre une interprétation très impressionnante, Le Silence des agneaux compte parmi les thrillers les plus réussis et les plus oppressants de l’histoire du cinéma. Jodie Foster y joue une enquêtrice du FBI qui traque un autre tueur en série et doit faire appel au médecin criminel emprisonné pour avancer dans ses investigations. Une œuvre charnière et terrifiante. – EF

Ran (17/05)

Tiré du Roi Lear, Ran porte la marque des plus grandes œuvres du réalisateur qu’on surnommait L’Empereur. Transposant la pièce de William Shakespeare dans le Japon médiéval, Akira Kurosawa livrait un chef d’œuvre, plein de bruit et de fureur, nous parlant de pouvoir et de corruption, avec tout son génie cinématographique et pictural. Des scènes inoubliables parsèment ce film plastiquement exceptionnel et d’une très grande richesse thématique. – EF

If (22/05)

Tourné en 1968 par Lindsay Anderson, If prend place dans un collège britannique des années 1960 et décrit l’ambiance délétère, violente et sadique qui pouvait régner dans ce type d’établissement et imagine une révolte des étudiants contre l’autorité. Portée par Malcolm McDowell, cette satire au vitriol, drôle et contestataire, mais aussi très sombre, remporta la Palme D’Or au Festival de Cannes en 1969. – EF

La Main du diable (29/05) 

La Main du diable de Maurice Tourneur reprend une histoire fantastique de Gérard de Nerval, sur le thème du pacte avec le diable. Réalisé en 1942, produit par la Continental, ce film qui réunit, outre Pierre Fresnay dans le rôle principal, beaucoup de seconds rôles de l’époque – Noël Roquevert, Pierre Larquey ou André Gabriello – distille un charme suranné et reste une des grands réussites du cinéma fantastique français. – EF