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2 DAYS IN NEW-YORK

 

JULIE DELPY | FRANCE/USA | 95 MIN | 2012 | JULIE DELPY, CHRIS ROCK

Marion (Julie Delpy) est désormais installée à New York, où elle vit avec Mingus (Chris Rock), un journaliste de radio, leurs deux enfants qu’ils ont eus de relations antérieures et un chat. Le couple est très amoureux ! Marion est toujours photographe et prépare son exposition. Son père, sa sœur et son petit copain (qui est en fait l’ex de Marion et qui n’était pas prévu du tout) débarquent à New York pour le vernissage. Le choc des cultures mais surtout les personnalités débridées des trois arrivants vont provoquer un véritable feu d’artifice entre Mingus, un vrai « newyorker », Marion disjonctée sur les bords, son père qui ne parle pas un mot d’anglais, sa sœur toujours en phase avec ses problèmes freudiens, et son petit ami… no comment ! Vous pouvez deviner la suite, ou pas…

Il y a cinq ans sortait le premier film de Julie Delpy, 2 days in Paris, sympathique comédie caricaturale sur le choc des cultures qui valait principalement le détour grâce au potentiel comique du boyfriend américain. La suite, 2 days in NY, est du même ordre mais en moins réussie.

Le charme fantaisiste du premier volet a malheureusement disparu. Il ne reste que les questionnements égocentrés de notre chère Delpy (pour qui j’ai pourtant beaucoup d’affection depuis le dyptique avec Linklater et Hawke) qui ne parvient à donner la réplique de façon satisfaisante au très bon Chris Rock, qui (lui) parvient à rendre drôles de nombreuses séquences assez banales et pas forcément bien écrites. Alors que je reprochais à l’époque à Delpy la surabandondance des blagues potaches, ce second volet est carrément un florilège de répliques sexuelles rarement utiles ou bienvenues. La grossièreté a pris le dessus sur l’humour si bien que l’on se croirait dans un concentré de Woody Allen du pauvre épicé à la sauce Apatow. Cela ne fonctionne pas. Pour ne rien arranger, l’ensemble des acteurs surjoue outrageusement – la palme revient à l’effroyable Alexia Landeau – dans cette simili-pièce de théâtre décomplexée. Même les allusions politiques ou les apparitions de guest-stars ne sont guère amusantes et tombent rapidement à plat.

On reconnaîtra la liberté de ton de l’auteure et sa volonté à faire passer à nouveau son message sur l’importance de la famille malgré les différents et les différences (même si je pense qu’on l’a bien compris après 2 days in Paris et Le Skylab, faudrait changer de disque Julie !), toutefois elle n’a ici plus grand chose de neuf ou d’émouvant à raconter sur le sujet si ce n’est lors des deux spectacles de marionnettes qui ouvrent et bouclent le film, avec ce petit hommage à sa mère Marie désormais disparue. 

Avec 2 days in New-York, Julie Delpy rate son pari d’une suite réussie à son analyse du couple et de la famille en plein choc des cultures. Malgré des intentions louables et la présence salvatrice de Chris Rock, c’est frustrant d’en faire le constat mais ce deuxième volet manque singulièrement de chair et d’inspiration. Décevant. 

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neil
12 années il y a

Je me disais bien que tu allais écrire une chronique dessus. Moi aussi j’ai été assez déçu par le film. Lourd, déséquilibré, on ne s’intéresse que moyennement aux éatts d’âme de l’auteure. C’est dommage.

ptiterigolotte
12 années il y a

Je l’ai trouvé mieux que le premier. Je pense que cela est dû à l’incroyable Chris Rock (cf ses dialogues avec Obama ^^).

Amelie
12 années il y a

J’hésitais à aller le voir au festival de Tribeca (qui commence la semaine prochaine)… Si je comprends bien, j’ai eu raison de m’abstenir !! Tu n’es pas le premier que j’entends déplorer la vulgarité du film.

Val
Val
12 années il y a

J’ai adoré ce film car j’ai honte de le dire que je n’ai jamais vu de film de Julie Delpy, j’ai vu des films avec elle mais de sa propre personne.
J’aime le faite qu’on a deux cultures différentes et les vus sur NY m’a rappelé lorsque j’ai été donc c’était un plaisir.
J’ai passé un agréable moment, je suis bien content de l’avoir découvert grâce aux personnes de facebook ^^ (fallait dire que je ne savais pas quoi aller voir, en ce moment, rien ne m’inspire réellement sauf les vieux films qui passent dans très peu de salle).

selenie
12 années il y a

Une chronique une fois de plus pétillante et intelligente malgré une tendance à la vulgarité qui devient trop automatique… 2/4

zaboue
12 années il y a

Bonjour Wilyrah. Alors, je vois que niveau comédie, nous n’avons pas du tout les mêmes gouts^^. Parce que si j’ai moyennement aimé 50/50 ( que tu sembles avoir apprécié selon le message que tu as laissé sur mon blog ), j’ai beaucoup aimé le dernier long – métrage de Julie Delpy. Chris Rock y est excellent et j’apprécie le sens de l’autodérision de Julie Delpy.
Je tenais aussi à te remercier pour ton passage sur mon blog.

Chonchon
12 années il y a

Quel dommage ! J’adore Julie Delpy, une fille talentueuse et « couillue », et j’avais adoré son Two days in Paris. J’attendais donc beaucoup de cette suite new-yorkaise… qui allait sonner comme un Woody Allen féminin. Hélas, ta critique est tranchante… Bon. Je le verrai quand même ! J’aime trop le travail de cette fille.

Platinoch
Répondre à  T.
12 années il y a

Entièrement d’accord avec toi Wilyrah: cette manière de présenter les français dans un film a priori destiné au public américain est juste scandaleuse. Entre le saucisson, les grivoiseries, la grossièreté et la soeur nympho, n’en jetez plus la coupe est pleine! Dommage, car quand elle ne cherche pas la caricature, Delpy est capable de bonnes choses, comme son « Skylab »…

trackback
11 années il y a

[…] sont beaucoup trop mis en avant, comme ce fut malheureusement le cas dans son décevant 2 days in New-York. La sensibilité de Hawke et la fluidité habile de Linklater se font beaucoup moins ressentir […]

bruno31100
bruno31100
10 années il y a

2 jours à Paris était vraiment mieux ! on prend les mêmes et on recommence; les clichés et autres images d’Epinal du français baguette gros rouge saucisson, ok 5 minutes çà passe…mais si Julie a des comptes à rendre avec la France qu’elle le fasse plus finement; déçu un tant soit peu avec quelques bons moments de rire (j’ai pas dit fou rire)

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