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LE CHANT DES FORÊTS

Après La Panthère des neiges, Vincent Munier nous invite au coeur des forêts des Vosges. C’est ici qu’il a tout appris grâce à son père Michel, naturaliste, ayant passé sa vie à l’affut dans les bois. Il est l’heure pour eux de transmettre ce savoir à Simon, le fils de Vincent. Trois regards, trois générations, une même fascination pour la vie sauvage. Nous découvrirons avec eux cerfs, oiseaux rares, renards et lynx… et parfois, le battement d’ailes d’un animal légendaire : le Grand Tétras.

Critique du film

Il y a quatre ans, le réalisateur et photographe Vincent Munier nous emmenait, en compagnie de l’écrivain Sylvain Tesson, à la recherche de La Panthère des neiges. Loin d’un documentaire animalier classique, le film se voulait une invitation à la contemplation patiente et intime de la nature, ouvrant à l’introspection et à la réflexion sur la place de l’être humain dans le monde.

Le Chant des forêts est un nouveau voyage méditatif au cœur de la vie sauvage, pour lequel Vincent Munier revient, en compagnie de son père Michel et de son fils Simon, sur les terres de son enfance, les forêts des Vosges. C’est là-bas que son père lui a transmis son attachement à la nature, et c’est dans ce même décor qu’il apprend à son fils à observer la faune et la flore qui l’entourent. En choisissant pour cadre une nature proche de nous, à laquelle on pourrait accéder facilement, et en nous ouvrant les portes de son intimité, Vincent Munier élimine toute la distanciation qui pouvait exister dans La Panthère des neiges. Dès lors, la beauté des images du Chant des forêts, animée de simplicité et de proximité, n’en est que plus forte, grandiose.

Le chant des forêts

Plus encore que dans La Panthère des neiges, Vincent Munier revient avec Le Chant des forêts à l’essence de la contemplation de l’environnement, sans didactisme. Les dialogues sont finalement peu nombreux et font la part belle aux souvenirs et témoignages de Michel, qui a vu en cinquante ans les forêts des Vosges se transformer sous l’impact du réchauffement climatique. Pour autant, le film ne s’attache nullement à ne faire que décrire une époque révolue. Il se tourne au contraire vers l’avenir et ne le regarde pas de manière défaitiste.

Si Michel initie son petit-fils à la contemplation de la nature c’est parce qu’il souhaite voir la nouvelle génération continuer à s’émerveiller de son environnement, seule véritable clé vers un réveil des consciences. De la même manière, si la disparition du Grand Tétras (oiseau des terres froides) des forêts vosgiennes permet de témoigner des effets du réchauffement climatique, elle ne doit pas être vue seulement comme un échec mais avant tout comme un encouragement à préserver toutes les autres espèces qui peuplent encore nos forêts.

Par la beauté simple des images d’une faune et d’une flore toutes proches de nous et par le récit intime d’une transmission intergénérationnelle, Vincent Munier nous invite une nouvelle fois à prendre conscience de la nature qui nous entoure et de l’importance qu’il y a à la préserver.

Bande-annonce

17 décembre 2025 – De Vincent Munier