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DIVERGENTE 2 | Comment Summit euthanasie le Young adult…

Est-ce bien utile de vous pondre trois paragraphes pour vous dire en long et en large que Divergente, deuxième du nom, est un navet encore plus redoutable que son prédécesseur ? Sans doute pas. Mais deux précautions valant mieux qu’une, il est préférable de vous alerter explicitement pour vous éviter le déplacement au cas où, dans un moment d’égarement, vous risqueriez de vous laisser tenter. 

La Summit, entreprise d’abrutissement massif ?

Profitons donc de cette tribune pour évoquer l’abrutissement collectif que génère la Summit depuis une petite décennie auprès des adolescents du monde entier –  même si les adultes y ont également eu droit avec les Disparue, Dos au mur, Hercules et autres Insaisissables. Là où Harry Potter maintenait un niveau de qualité franchement estimable, la société de production a préféré répandre sa moisissure à travers de bien (trop) nombreuses sagas aussi médiocres qu’hideuses – la faute à une réduction des coûts toujours plus appuyée. 

La Summit, un empire de laideur ?

Avec son opportuniste et nauséabonde franchise Twilight, la Summit a fait de la laideur et de la niaiserie sa marque de fabrique, en commençant par étirer le (non) suspens sur cinq épisodes d’une vacuité sidérante. Forte de ce succès usurpé, la maison mal intentionnée a remis ça avec Sublimes créatures, un cauchemar de ringardise qui aurait fait passer les pires épisodes de Charmed pour de vraies pépites fantastiques.

Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, elle a décidé de ruiner l’un des plus probants piliers de la littérature jeune adulte : la Stratégie Ender. Son adaptation à l’écran s’est avérée désastreuse, car elle réussissait l’exploit de dénaturer l’oeuvre tout en l’épurant de tout ce qui en faisait le sel. Le public, heureusement, n’a pas suivi. Incapable de dénicher des successeurs à ses vampires scintillants, elle s’est résolue à regarder du côté de sa grande soeur, la Lionsgate, plutôt fière de sa satisfaisante franchise Hunger Games. Et puisque ça se fait presque en famille, inutile de chercher à dissimuler l’imitation. 

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Divergente : le Hunger Games du pauvre ?

Pas besoin de se fouler pour remporter l’adhésion d’un public qui, visiblement, en redemande. Côté emballage : une affiche avec un personnage féminin aguicheur et vêtu de noir fait parfaitement l’affaire. Coté ingrédients : les districts deviennent des factions, le méchant Président Snow est décalqué en méchante Présidente Matthews – qui ne lésine pas, elle non plus, sur la propagande – et l’appétissant Peeta sauce harissa trouve un homologue en la personne de Quatre. Oui, Quatre [comme le numéro du menu makis-gyozas du resto japonais du coin de la rue]. Il fallait un prénom bien stupide à faire scander aux pucelles. Pour éviter que le recyclage ne saute aux yeux, il suffit de laisser de côté le triangle amoureux. Enfin, pour piéger quelques spectateurs supplémentaires (et faire passer ça pour un gage de qualité), mieux vaut s’assurer de caster une grande actrice dans le rôle de la méchante, ainsi qu’un membre de la famille Kravitz. Pour cuisiner tout ça, il est primordial de recruter un réalisateur balourd, peu regardant et très docile : Burger, puis Schwentke conviendront tout à fait.   

Reste à trouver LA comédienne capable de concurrencer la sublime J-Law sans demander des cachets astronomiques. C’est ainsi que Shailene Woodley a été choisie (un second rôle avec Clooney, une carrière indé naissante et quelques mélos pour gamines en route… Autrement dit : le profil de la candidate idéale). Bien sûr, la jeunette ne joue pas très bien et cela se voit. Mais est-ce bien utile lorsque le seul but de Divergente est de briser des vitres et de sauter d’un train ? On ne demande pas à Schwarzy d’être émouvant ! Pas de sexisme donc, les hommes n’ont pas le monopole de la médiocrité. En plus, Shailene porte tellement bien le pantalon de cuir que cela assure d’attirer dans les salles une ribambelle de boutonneux espérant apercevoir une hanche dans le noir… 

Mission accomplie. Les deux premiers opus ont rempli les multiplexes. Alors que cette maudite saga touchera bientôt à sa fin – même si elle fera durer le déplaisir avec (encore) un dernier volet scindé en deux – on se demande si la compagnie va trouver un dernier filon à exploiter dans les rayons de la littérature young adult… ou si la tendance mourra avec le dernier épisode. Cette dernière issue paraît préférable. Lorsqu’un genre souffre autant, mieux vaut l’euthanasier. Nos ados valent mieux que ça. 

La fiche

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DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION
Réalisé par Robert Schwentke
Avec  Shailene Woodley, Theo James, Octavia Spencer, Kate Winslet, Naomi Watts…
Etats-Unis – Etron fantastique
Sortie en salle : 18 Mars 2015
Durée : 119 min




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CARTE BLANCHE | GremlinsMarla Auteurs de commentaires récents
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Marla
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Je te rejoins en grande partie, hélas. Cette suite est très mauvaise. Il en existe d’autres, heureusement, bien meilleures: http://marlasmovies.blogspot.fr/2015/03/divergente-2-pas-de-suite-dans-les-idees.html
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[…] n’a pas émergé, Harry Potter, Hunger Games, les super-héros fades et l’infâme Divergente ont remplacé les Indiana Jones, Star Wars et Retour vers le futur. Nous sommes entrés dans une […]