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STARRED UP – LES POINGS CONTRE LES MURS

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Percutant

Eric est un jeune délinquant violent prématurément jeté dans le monde sinistre d’une prison pour adultes. Alors qu’il lutte pour s’affirmer face aux surveillants et aux autres détenus, il doit également se mesurer à son propre père, Nev, un homme qui a passé la majeure partie de sa vie derrière les barreaux. Eric, avec d’autres prisonniers, apprend à vaincre sa rage.

Entre les murs

Après le notable R de Tobias Lindholm et Michael Noer, sorti en début d’année, l’année 2014 nous offre un nouveau film carcéral percutant et réussi. Pour réaliser Starred up (rebaptisé Les poings contre les murs dans l’hexagone), le cinéaste britannique David MacKenzie – qui s’était distingué auparavant par de beaux dramas tels que Perfect Sense ou Hallam Foe – a fait appel à Jonathan Asser pour écrire un scénario réaliste puisé dans sa propre expérience d’ancien écrivain reconverti thérapeute dans une établissement pénitentiaire pour mineurs.

Si l’on pensera forcément au mémorable Dog pound de Kim Chapiron ou à Un prophète pour certains cinéphiles plutôt chauvins, Starred Up s’intéresse non seulement à l’adaptation de son personnage principal dans ce cadre violent et menaçant, mais également à ses relations complexes avec son propre père, incarcéré dans cette même prison qu’il vient de rejoindre – après avoir été surclassé du fait de son comportement particulièrement agressif et dangereux. 

Mise en scène réaliste n’a pas été synonyme d’austérité pour David MacKenzie qui apporte une véritable touche cinématographique à son drame carcéral et s’appuie – à juste titre – sur l’interprétation magistrale de Jack O’Connell, comédien britannique très prometteur déjà repéré dans la série Skins, mais aussi les longs-métrages Eden Lake ou encore This is england. L’acteur, qui sera d’ailleurs la tête d’affiche du prochain film d’Angelina Jolie (Unbroken), confirme les espoirs placés en lui avec une performance charismatique et irréprochable, plus nuancée qu’à l’accoutumée. On a désormais envie de le voir dans un rôle autre que celui d’un écorché vif pour découvrir une autre facette de son jeu d’acteur. 

Plutôt captivant et habilement bien construit, Les poings contre les murs est un bon film carcéral mais également un bon drame social comme les britanniques savent si bien les faire. À découvrir en salles début juin.

La fiche
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LES POINGS SUR LES MURS
Réalisé par David MacKenzie
Avec Jack O’Connell, Ben Mendelsohn, Rupert Friend
Grande-Bretagne – Drame
4 juin 2014
Durée : 105 min




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’71 | LE BLEU DU MIROIR | DE FILMS EN AIGUILLES : CRITIQUES CINEMAтном ряиbruno31100seleniedasola Auteurs de commentaires récents
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dasola
Invité
Bonsoir Wilyrah, je confirme, très très bien. Je l’ai vu hier. Le réalisateur a su relativement bien dosé les moments de violence. C’est très bien et surtout très bien interprété. Bonne soirée.
selenie
Invité
Un très bon film, une énième réussite dans le milieu carcéral… 16/20
bruno31100
Invité
bruno31100
ce film serait il un remake ? un PROPHETE anglais à la sauce HUNGER; je vous le dirai dimanche soir; ciao de Tolosa la rosa
bruno31100
Invité
bruno31100
Dear Tom; je sors de la salle; 1ère impression à chaud; j’ai de loin apprécié Dog Pound ou Hunger à ce film, qui est trop refermé sur lui même; des carences dans le scénario; on ne sait pas toujours qui est qui, qui fait quoi (ex Oliver) Comme j’ai pu le prévoir avant projection, pour moi c’est un Prophète bis revu à la sauce Ken Loach; pas déçu, mais pas emballé. Heureusement que Ben Mendelsohn est là pour tirer le film.
trackback
[…] son premier rôle, il a choisi Jack O’Connell (déjà vu dans Skins donc, mais aussi dans Les poings contre les murs et bientôt dans le très attendu Invicible d’Angelina Jolie) qui s’en tire à […]