still_likecrazy

LIKE CRAZY

8
Déchirant

L’histoire d’amour de deux jeunes étudiants. Elle est britannique, lui est américain : amenés à être séparés lorsqu’elle est interdite de séjour aux Etats-Unis après l’expiration de son visa, leur amour est mis à mal.

Vainqueur du Grand Prix à Sundance, Like Crazy n’a toujours pas de date officielle de sortie sur les écrans français. Espérons que les distributeurs finiront par s’accorder car ce joli film indépendant contient une émotion et un charme qu’il serait dommage de négliger. Comme son titre l’indique, Like Crazy est une histoire d’amour, un amour enivrant qui brûle en nous intensément et qui rend aussi déraisonnable qu’exceptionnel.

Le film nous emporte dans leur histoire, de la plus belle et de la plus simple des façons, montrant la rencontre puis les premiers mois de leur amour avec cette alchimie indéniable qui s’opère à l’écran entre les deux amants. Récompensée (elle aussi) du prix d’interprétation féminine à Sundance, la comédienne britannique Felicity Jones est terriblement attachante – en plus d’être irrésistiblement craquante – dans le rôle de cette jeune étudiante anglaise passionnée qui va commettre une erreur qu’elle pensait anodine mais qu’elle devra payer bien plus cher que prévu. Si son personnage n’est pas aussi développé que celui de sa partenaire principale, Anton Yelchin est à la hauteur de ce tandem très télégénique et bien plus à son aise que dans le récent Le complexe du castor. La belle Jennifer Lawrence, elle aussi à l’affiche du film de J. Foster l’an dernier, complète impeccablement ce casting de jeunes acteurs talentueux.

Apparemment très libres dans leurs scènes et dialogues, on ressent malgré quelques faiblesses de scénario (et de perception de temps qui passe) une authenticité et une justesse émotionnelle qui font la beauté de ce film dont l’apparente simplicité dissimule des nuances inattendues sur les difficultés d’une relation qui souffre du temps, de la distance, des non-dits et de la passion. On retiendra enfin ce final réussi qui, sans paroles et suivi de l’étourdissant morceau du groupe Stars, restera dans votre esprit un bon moment après la projection. 

Une histoire d’amour contrariée, une romance intense et complice mise à mal par l’éloignement [causé par des entraves administratives : ah la politique de l’immigration américaine…] où le temps et la distance deviennent des obstacles déchirants mais insuffisants à dissiper ce lien qui les unit. Un joli film, avec ses imperfections mais aussi ses instants magiques, que l’on viendrait ranger aux côtés de Blue Valentine, Last Night, N’oublie Jamais et Eternal Sunshine of the Spotless Mind

 DRAKE DOREMUS | USA | 89 MIN | 2012 | FELICITY JONES, ANTON YELCHIN, JENNIFER LAWRENCE



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Wolvy128
Invité
Un film qui avait attiré mon attention il y a quelques semaines et ton classement au côté de films tels que Blue Valentine ou Last Night me donne très envie de le voir. Il sort très bientôt en DVD non?
Squizzz
Invité
J’ai pas trouvé d’info ni pour une sortie en salle ni en dvd. On va donc devoir prendre son mal en patience, d’autant que j’aime en général Sundance, et aussi Anton Yelchin, qui m’avait étonné dans « Alpha dog »
Chonchon
Invité
Ce film ne me disait trop rien… et pour cause ! Si tu t’approvisionnes direct aux US, je ne fais pas le poids ! Bon, bah, on va attendre qu’il arrive en France, alors.
les cafards
Invité
les histoires d’amour finissent mal en général et même en particulier
MlleJane
Invité
Hello mister, je peux toujours attendre qu’il arrive au Congo! 🙁
Je vais essayer de tricher comme toi alors. Vive internet et mes aller-retours vers la France ! Je fais toujours le plein de culture ! Même si je me suis résignée à avoir un train de retard, voire plus. Bises, je file lire le reste et piquer des idées « cinéma ». Encore merci pour tous ces précieux partages. Pour moi qui suis loin et un peu déconnectée, ça m’aide bien !
Anne-So
Invité
J’avais entendu parler de ce film, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de le voir, bien qu’il me tente énormément ! Ta critique m’a d’ailleurs vraiment mis l’eau à la bouche !
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[…] ne m’ait joué ce soir là un vilain tour. Qu’est donc venu faire Jennifer Lawrence (Like Crazy, Hunger Games…) dans ce tout petit film relevant davantage du drama et du faire-valoir que du […]
-Twist-
Invité
Je ne connais pas ce film. Grace à un de tes tweets, j’ai regardé le bande-annonce. Il faut que je vois ce film. Et vite. Merci du conseil !
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[…] salles françaises dont n’auront pas bénéficié de très beaux films comme le bouleversant Like Crazy, de fait (injustement) méconnu du public […]
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[…] d’Eddie Redmayne (remarquable) et Felicity Jones (l’attachante comédienne de Like Crazy et Breathe In) ne manqueront pas d’être distinguées voire célébrées – le comédien […]