featured_Grand-central

GRAND CENTRAL

GARY EST JEUNE, AGILE, IL APPREND VITE. IL FAIT PARTIE DE CEUX À QUI ON N’A JAMAIS RIEN PROMIS. DE PETITS BOULOTS EN PETITS BOULOTS, IL EST EMBAUCHÉ DANS UNE CENTRALE NUCLÉAIRE.
LÀ, AU PLUS PRÈS DES RÉACTEURS, OÙ LES DOSES RADIOACTIVES SONT LES PLUS FORTES, IL TROUVE ENFIN CE QU’IL CHERCHAIT: DE L’ARGENT, UNE ÉQUIPE, UNE FAMILLE.
MAIS L’ÉQUIPE, C’EST AUSSI KAROLE, LA FEMME DE TONI DONT IL TOMBE AMOUREUX.
L’AMOUR INTERDIT ET LES RADIATIONS CONTAMINENT LENTEMENT GARY. CHAQUE JOUR DEVIENT UNE MENACE.

L’amour irradie

Deuxième film de la réalisatrice Rebecca Zlotowski après Bel EpineGrand Central a été tourné en région Rhône-Alpes et plus précisément à 5km de ma ville natale. Bien conscient que cela vous fait de belles jambes, sachez également que ce film est aussi la seconde collaboration entre la cinéaste et l’actrice Léa Seydoux qu’elle dirigeait déjà dans son tout premier film, déjà présenté à Cannes. 

Tourné sur le site nucléaire de Cruas, le film apporte un regard sur les conditions de travail des sous-traitants (non-EDF) embauchés au pied levé et à bas-coût, compensant les salariés privilégiés d’EDF, pour effectuer des tâches éprouvantes et dangereuses jusqu’à plonger dans le coeur même du réacteur. Mais Grand Central c’est aussi une histoire d’amour, un coup de foudre entre Gary (Tahar Rahim, très juste) et Karole (Léa Seydoux, également impeccable) qui vont s’aimer en cachette dans ce contexte où le danger et la menace semblent aussi sanitaires qu’humains. La mise en scène réaliste de Zlotowski donne un sentiment d’urgence, de risque encouru par les deux amants qui jouent avec le feu. Ils vivent relation adultérine sur fond de musique tribale composée par Rod (du groupe Phoenix, déjà auteur de la BO de Maniac début 2013), sans être bien discrets et donnent l’impression qu’ils ne se protègent ni des conséquences sur la communauté et le fiancé de Karole, ni sur leur santé et la contraception. Ainsi, ce qui devait arriver arrive et les conséquences deviennent alarmantes. Sans trop en révéler, Grand Central raconte une histoire d’amour dans une veine pré-apocalyptique se concluant sur les sons d’une sirène d’alarme collant parfaitement avec le ton du film. 

note_L1_2

GRAND CENTRAL

RÉALISÉ PAR REBECCA ZLOTOWSKI

FRANCE – 95 MIN – DRAMA

AVEC TAHAR RAHIM, LEA SEYDOUX, OLIVIER GOURMET

28 AOÛT 2013




3
Poster un Commentaire

avatar
2 Fils de commentaires
1 Réponses de fil
0 Abonnés
 
Commentaire avec le plus de réactions
Le plus populaire des commentaires
3 Auteurs du commentaire
bruno31100WilyrahDUBOUT Auteurs de commentaires récents
  S’abonner  
plus récent plus ancien Le plus populaire
Notifier de
DUBOUT
Invité
DUBOUT
Sans être un film sur le nucléaire, ni à charge ou à décharge, Grand central met au jour les travailleurs du nucléaire dans leur vie de tous les jours et même la romance en fait partie intégrante. Bravo encore à Rebecca pour son application à transmettre la vérité si crue soit elle…
Claude DUBOUT conseiller nucléaire sur le tournage et auteur de « je suis décontamineur dans le nucléaire » qui à largement inspiré les scénaristes.
bruno31100
Invité
bruno31100
ouais…il fallait aborder ce sujet sensible (puisque tourner dans une ancienne centrale à l’est) mais point sans trop l’édulcorer à la sauce Roméo et Juliette !