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DANS LA BRUME

Efficace

Le jour où une étrange brume mortelle submerge Paris, des survivants trouvent refuge dans les derniers étages des immeubles et sur les toits de la capitale. Sans informations, sans électricité, sans eau ni nourriture, une petite famille tente de survivre à cette catastrophe… Mais les heures passent et un constat s’impose : les secours ne viendront pas et il faudra, pour espérer s’en sortir, tenter sa chance dans la brume…

La brume a dévoré le monde.

C’est très tardivement que les effets spéciaux de Dans la brume ont été terminés. C’est en tout cas la raison qu’avançait le distributeur Mars films pour justifier que celui-ci ne bénéficiait pas de projections presse, faisant craindre une sorte stratégie de la dissimulation – de plus en plus régulière dans l’industrie actuelle. Et, généralement, les longs-métrages conservés précieusement s’avèrent assez médiocres, expliquant alors la frilosité de celui qui a fortement investi. Ce n’est pourtant pas le cas de ce long-métrage franco-québécois d’une efficacité indiscutable malgré sa structure narrative classique. L’intrigue, elle, demeure assez réduite : comment sauver la petite fille enfermée dans sa bulle et survivre dans ce Paris post-apocalyptique ? Paris attaquée, un thème décidément récurrent ces dernières semaines après le thriller intimiste La nuit a dévoré le monde avec lequel il entretient un véritable lien de sang*.

Sans la subtilité de la plus modeste production de Dominique Rocher, le film perd en puissance psychologique ce qu’il gagne en rythme. Roby n’hésite d’ailleurs pas à reprendre de nombreux codes du blockbuster hollywoodien, y compris la scène du potentiel « dernier baiser » des amoureux – incarnés par un Romain Duris convaincant et une Olga Kurylenko un ton en dessous. Et dans le brouillard, c’est finalement le vétéran Michel Robin qui se démarque, apportant une touche bienvenue de tendresse et de bienveillance à un long-métrage jusqu’alors convenu sur le versant émotionnel.

Si Dans la brume n’est pas de la trempe des thrillers à couper le souffle, il possède tout de même quelques beaux atouts dans sa besace et parvient à entretenir le suspens en dépit de dialogues parfois creux et de quelques forfaits scénaristiques – l’intrigue ne révèle jamais l’origine et la composition de cette brume, pas plus qu’elle ne détaille les spécificités de la maladie de l’enfant… Le spectateur, s’il accepte d’être indulgent, appréciera sans aucun doute ce divertissement qui n’a pas grand chose à envier à ses cousins américains avec un budget dix fois moins conséquent. Les plus cinéphiles pourront se réjouir que le cinéma de genre à la française ait enfin quelques raisons de bomber un peu le torse.

* Dominique Rocher, réalisateur de La nuit a dévoré le monde, est crédité au générique de Dans la brume.  Guillaume Lemans, scénariste de La nuit a dévoré le monde, a aussi co-écrit le scénario de Dans la brume pour Daniel Roby.
La fiche
Dans la brume affiche

DANS LA BRUME
Réalisé par Daniel Roby
Avec Romain Duris, Olga Kurylenko..
France – Science-fiction

Sortie : 4 avril 2018
Durée : 89 min




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Odillon Albert
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Odillon Albert
J’ai vu le film : »Dans la brume  » qui est bien, je me suis demandé où venait cette brume qui a envahi Paris et le pays aussi mais comme il y a eu un tremblement de terre en plus, on se demande si cela vient du tremblement de terre ou une attaque chimique