CLOUD ATLAS

CLOUD ATLAS

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Kitsch et foutraque

À travers une histoire qui se déroule sur cinq siècles dans plusieurs espaces temps, des êtres se croisent et se retrouvent d’une vie à l’autre, naissant et renaissant successivement… Tandis que leurs décisions ont des conséquences sur leur parcours, dans le passé, le présent et l’avenir lointain, un tueur devient un héros et un seul acte de générosité suffit à entraîner des répercussions pendant plusieurs siècles et à provoquer une révolution… Tout, absolument tout, est lié.

Lorsque Tom Tykwer (Le parfum) rencontre la soeur et l’un des frères Wachowski (Matrix, Speed Racer), on s’attend à un film forcément grandiloquent. Le pitch du film confirme d’ailleurs qu’il faudra ainsi s’attendre à une fresque mille-feuilles mixant l’ampleur scénaristique d’un Inception, les envolées lyriques d’un Mr Nobody et les considérations méta-physiques d’un Matrix. L’ambition est là et dès le départ le spectateur est parachuté dans un patchwork où se télescopent dans un sacré foutoir plusieurs récits et plusieurs périodes. Après presque une heure à essayer de démêler les noeuds et d’assembler les pièces du puzzle, on comprend progressivement que la démarche est vaine et qu’il faudra plutôt se laisser emporter sans réfléchir en se contentant d’un message honorable bien qu’assez simpliste : chaque acte, qu’il soit bon ou mauvais, a des répercussions sur les vies suivantes et sur l’humanité. Le spectateur baigne ainsi pendant près de trois heures dans un melting-pot composé d’un film historique, d’un mélo, d’un thriller politique 70’s, d’une comédie contemporaine, d’un film SF futuriste et d’un film d’aventure post-apocalyptique. Les trois auteurs ont mis la barre bien haute en voulant mélanger les genres et les influences dans le même long-métrage. Le pari était audacieux mais force est de reconnaître que le résultat n’est pas satisfaisant malgré une certaine réussite dans le montage qui relevait du travail de titan. On perçoit avec amertume que derrière les grands tirades guimauves et l’ambition formelle se cachent en réalité plusieurs histoirettes simplistes et kitchissimes sans grand intérêt. Il faut dire que le casting (sacrément maniéré) n’aide pas beaucoup : Tom Hanks et Halle Berry jouent comme des pieds, affublés de maquillages relevant presque de l’insulte (en 2013, on accepte encore ça ?), tandis que Jim Sturgess et Doona Bae n’ont que trois expressions à leur arc… Seul Jim Broadbent s’en sort avec les honneurs, sauvé par sa force comique indiscutable. Certes (et forcément…) sur 165 minutes, il y a deux ou trois bonnes idées et quelques jolis moments à sauver. Toutefois, dans Cloud Atlas, il y a davantage à laisser qu’à prendre. Décevant. 

LANA & ANDY WACHOWSKI, TOM TYKWER | FANTASTIQUE, THRILLER | USA | 165 MIN | 13 MARS 2013 | TOM HANKS




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ffred
7 années il y a

Malheureusement c’est bien ça…Mais nous ne sommes pas nombreux à le penser…J’ai pensé aussi à Mr Nobody que je n’avais pas du tout aimé…

Wolvy128
7 années il y a

J’ai beaucoup aimé ce film pour ma part. Certes, il est plutôt exigeant d’un point de vue narratif mais le montage est absolument fabuleux. J’en parle ici si cela t’intéresse : http://cinerama7art.com/2013/03/22/cloud-atlas/

PS : Je ne sais pas si tu as eu le temps de relire ta critique mais j’ai trouvé quelques fautes et coquilles 😉

Moskau
7 années il y a

Audacieux comme long-métrage, pas certain qu’il trouve vraiment son public. J’ai préféré des segments à d’autres (le neo seoul et le mélo), c’était le risque. L’ensemble est quand même plutôt agréable, mais j’ai un peu de mal à faire le lien entre toutes ces histoires. Un autre visionnage sera nécessaire.

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7 années il y a

[…] et maquillages ? Le(s) responsable(s) méritent la pendaison – avec leurs acolytes de Cloud Atlas- pour un travail bâclé digne des plus mauvaises séries TV des années 90, transformant Mila […]

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5 années il y a

[…] le temps « de se faire oublier », Young-Nam (incarnée par Doona Bae, que l’on a vue dans Cloud Atlas, Air Doll ou The Host) vit dans l’auto-contrôle permanent pour ne point risquer de perturber un […]

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5 années il y a

[…] les pieds dans le tapis avec ce long-métrage indigeste et mal ficelé. Après le très niaiseux Cloud Atlas, les auteurs de Matrix semblent envoyer un triste signal : ne seraient-ils pas devenus des faiseurs […]

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