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ASTÉRIX & OBELIX, AU SERVICE DE SA MAJESTÉ

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Catastrophix !

50 avant Jésus Christ. César a soif de conquêtes. A la tête de ses glorieuses légions il décide d’envahir cette île située aux limites du monde connu, ce pays mystérieux appelé Brittania, la Bretagne. La victoire est rapide et totale. Enfin… presque. Un petit village breton parvient à lui résister, mais ses forces faiblissent. Cordelia, la reine des Bretons, décide donc d’envoyer son plus fidèle officier, Jolitorax, chercher de l’aide en Gaule, auprès d’un autre petit village, connu pour son opiniâtre résistance aux Romains… Dans le village gaulois en question, Astérix et Obélix sont déjà bien occupés. Le chef leur a en effet confié son neveu Goudurix, une jeune tête à claques fraîchement débarquée de Lutèce, dont ils sont censés faire un homme. Et c’est loin d’être gagné. Quand Jolitorax arrive pour demander de l’aide, on décide de lui confier un tonneau de potion magique, et de le faire escorter par Astérix et Obélix, mais aussi Goudurix, car ce voyage semble une excellente occasion pour parfaire son éducation. Malheureusement, rien ne va se passer comme prévu…

Il n’y a pas grand chose à dire sur le dernier Astérix porté à l’écran par Laurent Tirard. En tout cas, pas grand chose de positif. Parlons peu, parlons bien. Astérix & Obélix au service de Sa Majesté n’est pas un film à proprement parler. C’est une bouffonnerie en forme d’insulte au cinéma et à l’oeuvre de Goscinny/Uderzo, une soi-disant comédie qui s’avère tellement maniérée, artificielle et d’une imbécillité sans nom qu’elle ressemble à une torture de 109 minutes. Dans ce long-métrage guignolesque, on retrouve une palette de blaireaux-acteurs bien de chez-nous qui sont venus s’en mettre plein les poches en n’en glandant pas une. Sans le moindre effort donc, sans le moindre talent ou la moindre inventivité, mais avec des accents british encore plus fake que la poitrine d’une actrice de X. Prenez une Miss Météo québécoise, une parodie d’acteur de la Comédie Française, un beau parleur autrefois sympathique, un gros beauf en froid avec les hôtesses de l’air, une ancienne grande actrice qui n’y croit pas une seconde et un égocentrique de première pour camper César, votre casting est bouclé. Sapristi, il manque ce gros naze de Dany Boon pour engranger quelques pépettes supplémentaires avec son absence de charisme, de sens comique et sa tête de chou qui amadoue la ménagère. On lui donne quoi au triso ? Allez, refilons-lui une intrigue à la con, complètement inutile et un rôle à contre-courant de Viking. Ouais, c’est pas mal un Viking pour lui qui joue bien les gens du nord. Banco. Tching-tching.  

Comment définir cette production qui semble financée par France 3 (sûrement les mêmes techniciens que sur le plateau de Louis la brocante) ? Que dire ? Que c’est une daube redoutable encore plus truffée de clichés racistes et homophobes que les films de Dany Boon ? A l’époque de grands penseurs comme Nadine Morano, c’est presque devenu acceptable d’insulter son prochain sans vergogne ou d’étaler son ignorance et sa xénophobie. Argument non recevable donc. Pour qualifier cet Astérix IV, citons donc plutôt une réplique d’Edouard Baer dans cette quatrième adaptation : « Je pense qu’elle est ridicule. Ridicule et grotesque ». CQFD. 

 

LAURENT TIRARD | FRANCE | 109 MIN | 17 OCTOBRE 2012 | EDOUARD BAER, G. DEPARDIEU, GUILLAUME GALIENNE



Il y a 2 commentaires

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  1. Alice
    Je n’ai pas vu le film mais même la bande annonce ne parvient pas à réunir des images qui pourraient donner envie d’aller le voir. On pressent une succession de gags grotesques et bien loin de la finesse d’écriture de Gosciny. Edouard Baer n’est pas crédible une seul seconde dans la peau d’Astérix, et comme tu le dis, on sent bien que les comédiens croient plus en leur cachet qu’aux répliques qu’ils ont du apprendre une heure avant les prises. J’avais presque l’impression de voir les écrans verts derrières les personnages tellement les décors font faux, tout comme l’accent british de la reine… bref, si le meilleur du film se trouve dans la BA, inutile effectivement de se déplacer jusqu’au cinéma…

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