STAR WARS : LES DERNIERS JEDI | Bande-annonce

Qui ?

Après J. J. Abrams (qui passe à la production déléguée), Rian Johnson reprend le flambeau de la saga Star Wars relancée par Disney. Encore peu connu du grand public, souvent considéré comme un énième « faiseur », le cinéaste mérite qu’on s’y attarde. Après des débuts remarqués à Sundance, où il obtient le prix spécial du jury pour Brick en 2005, il s’attelle à l’excellente série Breaking Bad, à laquelle il offre le scénario et quatre des meilleurs épisodes : La Mouche (saison 3), L’Entourloupe, Cinquante et un et Seul au monde (saison 5). Ses premiers pas dans la SF datent de 2012, avec l’étonnant Looper. À présent aux commandes d’une des plus grosses productions de l’année, il pourrait confirmer son talent et se faire connaître d’un public plus vaste.

Quant au casting, il réunit les mêmes acteurs que le précédent, Harrison Ford en moins : on retrouvera ainsi Daisy Ridley et John Boyega (révélés par Star Wars VII), Oscar Isaac, Adam Driver, Peter Mayhew, Gwendoline Christie, Andy Serkis, Domhnall Gleeson et Lupita Nyong’o. Outre Carrie Fisher/Princesse Leia pour son ultime rôle, posthume, on aura toutefois l’occasion de voir plus longuement Mark Hamill, entraperçu à la fin du dernier volet, ainsi que les nouveaux venus : Benicio del Toro et Laura Dern.

Quoi ?

Un ou deux ans ont passé depuis la fin de l’épisode VII. À l’instar du précédent opus, le film devrait continue d’interroger l’héritage des Jedi (et in fine, de la trilogie originale) à travers les figures complexes de Rey et Kylo Ren.

Quand ?

Les Français seront les premiers au monde à découvrir cet épisode en salle. Il faudra attendre le 13 décembre 2017, date traditionnelle (depuis la sortie du VII) située avant les fêtes de fin d’année (et de ses innombrables ventes de produits dérivés).

Pourquoi ?

La confrontation Rian Johnson/Star Wars sauce Disney a de quoi intriguer. Cinéaste du temps qui passe, voire du temps mort, à l’image du surprenant épisode de La Mouche, au cours duquel Walter White passe l’essentiel du temps à traquer ledit insecte dans son laboratoire, il paraîtrait presque à contre-emploi du rythme épique de la saga. Néanmoins, Looper prouve qu’il a déjà réussi à allier plaisir de l’action, constructions temporelles complexes et mise en scène audacieuse.

Du côté des enjeux propres à la saga, on ne peut qu’espérer que Johnson redresse la barre après le raté de Rogue One, non seulement à cause de ses faux-rythmes, mais également en raison de l’abandon (ou plutôt du dévoiement) de la politique inclusive du casting qu’avait mise en place J. J. Abrams dans le septième épisode. On attend donc de voir la rencontre entre un réalisateur venu du cinéma indépendant et d’une des meilleures séries télévisuelles avec une très grosse production américaine.

>>> Lire aussi l’excellent papier de Robin Souriau




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