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PROXIMA | Eva Green, mère astronaute chez Alice Winocour

Qui ?

Alice Winocour reprend la caméra pour Proxima. Après avoir scruté les sévices psychologiques infligés dans les hôpitaux psychiatriques (Augustine en 2012) puis ceux dont souffrent les vétérans de la guerre (Maryland en 2015), ainsi que la violence du système patriarcal traditionnel à l’encontre de jeunes filles turques (Mustang en 2016, dont elle était co-scénariste), la cinéaste française s’intéressera prochainement à la figure d’une astronaute qui devra se séparer de sa fille de sept ans.

Après les vampires (Penny Dreadful et Dark Shadows), les créatures fantastiques (Miss Peregrine et les enfants particuliers) et Roman Polanski (D‘après une histoire vraie), Eva Green se confrontera pour la première fois à l’espace. L’actrice plait beaucoup à la cinéaste qui voit en elle autre chose qu’une femme fatale ou une protagoniste gothique. Nul doute que son charisme, sa sensualité et sa fragilité seront des atouts pour ce rôle entre la femme « super-héros » et la mère de famille.

L’acteur allemand Lars Eidinger (vu dans Sils Maria et Sense8) l’accompagne dans l’aventure, ainsi que Matt Dillon et Aleksey Fateev. Pour la petite fille, le nom de l’heureuse élue n’a pas encore été révélé. 

Plusieurs astronautes participeront au tournage, en qualité de consultants, afin d’aider Eva Green à travailler son rôle.

Quoi ?

Eva Green incarnera une astronaute de l’Agence Spatiale Européenne dont la mission consiste à passer un an à bord de la Station Spatiale Internationale. Mais l’entraînement physique et mental intensif qu’elle subira restera moins pénible que la séparation d’avec sa fille de sept ans.  

Quand ?

Alice Winocour nous a confirmé que le film était actuellement en post-production jusqu’au mois de mars 2019 et qu’une sortie devrait intervenir dans le courant de l’année 2019.

Pourquoi ?

L’espace apparaît de plus en plus féminin. À la suite de Sandra Bullock (Gravity), Amy Adams (Premier Contact) et, plus lointaine, Jodie Foster (Contact), Eva Green emmènera avec elle dans le vide interstellaire le souvenir d’un être cher. À la différence toutefois des trois précédentes héroïnes, l’être aimé en question sera toujours (a priori) en vie.

On attend également beaucoup d’un « film d’espace sur terre », comme l’a qualifié la réalisatrice il y a deux semaines. À l’heure où l’exploration spatiale revient au cinéma dans une veine plus intimiste qu’à l’ère des grandes odyssées métaphysiques (2001), un tel film pourrait poser un nouveau jalon en la matière, et achever de faire de l’espace non plus une vaste et vide étendue extérieure, mais bien une béance intime avec laquelle il faut apprendre à vivre.

Enfin, sous le regard critique de Winocour, qui aime contempler les troubles, la figure encore héroïque de l’astronaute devrait en prendre pour son grade, non par geste iconoclaste, mais bien par souci de faire émerger l’humain derrière la combinaison.




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