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Les pieds dans le PIFFF | Jour 5

La cinquième édition du Paris International Fantastic Film Festival, autrement dit le PIFFF, se déroule jusqu’à dimanche au Grand Rex à Paris. Tous les jours, vous pourrez retrouver les critiques des longs métrages en compétition, ainsi qu’un journal de bord. Voici le cinquième chapitre… 

Jeunes en péril.

Dernier jour de compétition au Grand Rex. Commençons par un cocorico. Malgré son titre en anglais (langue dans laquelle il a été tourné), Don’t Grow Up est bien un film français. Réalisé par Thierry Poiraud à qui l’on doit également Atomik Circus et Goal of the Dead, ce film de contamination montre des ados se faire pourchasser et tuer par des adultes enragés. Le propos politique s’efface cependant derrière un mélodrame parfois contemplatif, ponctué de violence froide. Une réussite qui fera peut-être de la concurrence au Evolution de Lucile Hadzihalilovic lors du palmarès final.  

>> Lire la « fiche de visionnage » de Don’t Grow Up


Projeté quelques heures plus tard, Bridgend semblait dialoguer avec Don’t Grow Up. Dans ce film britannico-danois, il est aussi question de l’opposition entre les jeunes et les adultes. Et de morts. Le film s’appuie sur un fait réel : la ville galloise de Bridgend a enregistré 79 suicides sur son territoire entre 2007 et 2012. Tous par pendaison. Une épidémie funeste qui demeure inexpliquée. Jeppe Rønde aborde le côté irrationnel de cette histoire à travers le point de vue d’une ado, incarnée par Hannah Murray (la Cassie de la série Skins), qui vient de se réinstaller avec son père dans cette petite ville qu’elle avait quitté toute petite. Elle découvre et adopte les moeurs des camarades de son âge, dont la folie semble contagieuse. Bridgend est le film le plus abouti de la compétition, mais il est davantage un drame qu’une oeuvre fantastique ou horrifique.

>> Lire la « fiche de visionnage » de Bridgend

<<< Les pieds dans le PIFFF, jour 4




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