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JACK REACHER : NEVER GO BACK

5
Old school

Jack Reacher est de retour, prêt à tout pour obtenir justice. Susan Turner, qui dirige son ancienne unité, est arrêtée pour trahison : Jack Reacher ne reculera devant rien pour prouver l’innocence de la jeune femme. Ensemble, ils sont décidés à faire éclater la vérité sur ce complot d’Etat… 

Deuxième Tom.

Il y a quatre ans, on digérait dinde rôtie et bûches chocolatées devant Jack Reacher, sorti discrètement entre Noël et le jour de l’An. Le héros né de l’imagination de Lee Child prenait vie sous les traits de Tom Cruise qui trouvait dans ce rôle une alternative au Ethan Hunt de Mission : Impossible et un moyen d’entériner son statut de casse-cou justicier sur grand écran. Cet actioner signé Christopher McQuarrie (qui – tiens, tiens – a depuis réalisé Mission : Impossible – Rogue Nation), lorgnait vers les thrillers politico-paranoïaques des seventies. Cette dose de Pakula revisité réchauffait la rétine au cœur de l’hiver. 

Jack Reacher : Never Go Back s’inscrit toujours à contre-courant des films d’action contemporains. Cette fois-ci, il évoque surtout les buddy-movies des années 1980, l’ex-policier militaire faisant équipe avec la major Susan Turner. Edward Zwick ne concède rien aux tics actuels du cinéma d’action et ceux qui ne jurent que par les course-poursuites et les bastons dantesques resteront sur leur faim. Ce deuxième volet de Jack Reacher se déroule à une époque récente mais pas trop (le film est chiche en indices temporels : les téléphones portables existent mais pas les smartphones) et raconte avant tout une histoire de traque, les chats devenant les souris poursuivies et inversement. Le jeu de piste s’étire sur près de deux heures et souffre parfois de points de côté. Le film, déjà lesté par la sous intrigue sur la paternité de Jack Reacher – à l’image de son héros, il ne sait que faire de cette progéniture sortie de nulle part – a du mal à tenir sur la durée.

Il faut donc goûter cette suite comme un antidote aux films d’action en roue libre que l’on nous sert trop souvent. Et si ce long métrage s’inscrit dans la lignée des Tom Cruise movies – ces bolides conçus autour du narcissisme de l’acteur – on peut s’amuser de le voir chatouiller gentiment le socle du piédestal. « Je suis habitué à travailler seul », se défend Jack Reacher face à la major qui lui demande si c’est parce qu’elle est une femme qu’il refuse qu’elle prenne les commandes. L’expression d’une mauvaise foi et d’un désarroi propres aux mâles des films d’action de plus en plus supplantés par les héroïnes ?

La fiche

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JACK REACHER : NEVER GO BACK
Réalisé par Edward Zwick
Avec Tom Cruise, Cobie Smulders, Robert Knepper…
Etats-Unis – Action
Sortie : 19 Octobre 2016
Durée : 118 min
 




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