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SPIDER-MAN : HOMECOMING

 

Spidey 3.0, Peter farceur.

L’homme-araignée avait-il besoin d’un deuxième reboot ? Le public pourrait être tenté de répondre par la négative mais la filiale Disney ne l’entendait de toute façon pas de cette oreille. Non content de rapatrier dans le MCU l’un des super-héros les plus populaires dans les cours de récré, Marvel s’est senti obligé d’intégrer le jeune pro de la voltige à son univers dès Captain America : Civil war. Quelques répliques LOL, deux-trois cascades et un nouveau visage, le Spidey 3.0 était propulsé dans cet avant-goût opportuniste astucieux en pleine séquence explosive. Exit Andrew Garfield, le nouveau Peter Parker prend les traits de Tom Holland. Exit également Mark Webb qui, avec ses 700 millions de dollars de recettes ne remplissait pas assez les caisses et ne fait pas assez buzzer chez les Youteubés.

Môme sweet home

Spider-man revient à la maison ! La « maison des idées » se creuse alors la tête pour un titre : Homecoming (en VF : retour à la maison). L’étiquette ne suscite aucune ambiguité. Ce volet n’aura pas d’autre ambition que de placer le jeune héros dans la story-line des Avengers. On se fiche pas mal du scénario, il faut de la réplique qui se partage bien sur les réseaux sociaux et quelques guests : ce cachetonneur de Robert Downey Jr fera l’affaire. Quelques updates (un costume avec intelligence artificielle et ses gadgets customisés Stark), un peu d’auto-promo (coucou les Lego Star Wars), une nouvelle cible amoureuse (recyclée de Disney Channel) et un clin d’oeil ironique à la pop-culture (Michael Keaton, ex-Batman mais aussi ex-Birdman), et c’est parti.

L’autre avantage de ce nouveau reboot est de recadrer clairement la cible : les 5-16 ans. Avec la possibilité de ressortir toute une nouvelle gamme de figurines, casquettes, T-shirts, chaussettes, slips, cartable, trousse, cahier de texte, stylo quatre-couleurs, taille-crayon, classeur à deux anneaux… Bref, vous avez compris. Spider-man est une marque qu’il faut réactualiser à la fréquence d’un iPhone. Tout le monde se fiche du visage derrière le masque, il faut de la nouveauté et ne pas rechigner à faire du neuf avec du vieux.

Le rigolo de la bande

Pas grand chose à se mettre sous la dent avec Homecoming. Rien de notable en tout cas. Le Spidey nouveau parle italien et sauve les chats en danger. Vaguement rigolo – insistons sur le terme – l’apprenti-Avenger marche sur les plates bandes de Pierre Richard avec ses gamelles à la pelle, rame sévère avec la gente féminine et se traîne son wing-man geekissime comme faire-valoir.

Face à un Villain de pacotille affublé de répliques d’une platitude sans nom (« Le monde change, il est temps de changer nous aussi », « Business is good », etc) et d’une paire d’ailes à faire pâlir de jalousie les Transformers, Baby Iron man en collants se balade avec son petit drone en forme d’araignée (« Dronie », quel surnom supra-cool !) dans un divertissement dénué d’enjeux et de vision, expédiant l’origin-story pour éviter la redite. Tendu comme un téléfilm de Noël et aussi passionnant qu’une rédaction de CM1, ce Spider-man : Homecoming n’existe que pour offrir à son protagoniste un retour au bercail. Celui-ci fera-t-il mieux que les épisodes avec Garfield & Stone ? Rien n’est moins sûr. Et puisque le box-office apparaît en unique enjeu de ce volet transitoire, il ne restera plus qu’à guetter les ventes de tickets pour en tirer une première conclusion.

 

 




Il est 1 commentaire

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  1. Ornelune
    Il est vrai que le vendeur fait allusion à une bombasse italienne mais il parle espagnol. Je suis d’accord avec toi sur le produit, pas tout de même bien divertissement (et j’ai passé l’âge prescrit !)

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