Film Title: The Bourne Legacy

JASON BOURNE : L’HÉRITAGE

4
Très moyen

On croyait tout connaître de l’histoire de Jason Bourne et de son passé d’agent tueur malgré lui. Mais l’essentiel restait à découvrir. Le programme Treadstone dont Jason était le cobaye n’était que la partie émergée d’une conspiration plus ténébreuse, ourdie par d’autres branches du gouvernement et mettant en jeu d’autres agences de renseignement, d’autres programmes militaires, d’autres laboratoires secrets… De Treadstone est né « Outcome », dont Aaron Cross est un des six agents. Sa finalité n’est plus de fabriquer des tueurs, mais des hommes capables d’assurer isolément des missions à haut risque. En dévoilant une partie de cette organisation, Jason laissait derrière lui un « héritage » explosif : compromis, les agents « Outcome » sont désormais promis à une liquidation brutale. Effacés à jamais pour que le « père » du programme, le Colonel Byer puisse poursuivre ses sinistres activités. Une gigantesque chasse à l’homme commence, et Cross, devenue sa première cible, n’a d’autre recours que de retrouver et gagner la confiance de la biochimiste d’ »Outcome », Marta Shearing, elle-même menacée de mort… 

A l’image de ce synopsis interminable, ce Bourne Legacy prend trois plombes pour se mettre en place. Bavard, confus, pseudo-mystérieux, ce reboot-sequel-spinoff est une suite poussive et prétexte d’une trilogie efficace dont le niveau était resté régulièrement bon. Paul Greengrass a cédé les commandes au scénariste Tony Gilroy (déjà responsable du soporifique Michael Clayton) mais il semblerait que toutes les casquettes aient été trop lourdes à porter pour lui. Le successeur de Matt Damon donne tout ce qu’il a mais ne parvient pas à faire oublier le Bourne originel. Le petit plus de cette nouvelle version est la présence au casting de la toujours impeccable Rachel Weisz, ainsi que les brèves mais importantes apparitions de Zeljko Ivanek (DamagesDogville) et Oscar Isaac (Drive). Une suite parallèle superflue, sans véritable enjeu, écrite très sommairement et pas particulièrement prenant même dans ses scènes d’actions qui ressemblent à de pales copies de séquences de la trilogie. Quand les premières notes de Extreme Ways résonnent, on a l’impression d’avoir assisté à un métrage bonus qui n’a pas été beaucoup travaillé à l’image de cette conclusion qui n’y ressemble pas. 

 

TONY GILROY | USA | 136 MIN | 19 SEPTEMBRE 2012 | JEREMY RENNER, RACHEL WEISZ, EDWARD NORTON



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FabR
Invité
FabR
Il es vrai que le film prend son temps pour démarrer, mais ça m’a plutôt plu. Cette langueur m’a fait penser à certains thrillers des années 70 (The Parallax View, les Trois jours du Condor…).
ASBAF
Invité
Moi ça m’a fait penser à un film de merde.
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