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A GHOST STORY | 4 bonnes raisons de vous laisser hanter par le film

Longtemps attendu – au point de laisser craindre une sortie DTV ou e-cinema – A ghost story trouve enfin le chemin des salles grâce à son distributeur Universal, audacieux et forcément encouragé par les retours très positifs du festival de Deauville dont il est reparti avec pas moins de trois prix. Ce 20 décembre, comme une sorte de cadeau de Noël avant l’heure pour les cinéphiles français, le film de David Lowery arrive donc sur nos écrans. Et c’est à nos yeux, un événement. On vous donne au moins quatre bonnes raisons de vous précipiter en salle pour vous laisser hanter par A ghost story.

Parce que c’est une expérience unique à vivre au cinéma

Retrouvant le réalisateur David Lowery après Les amants du Texas, les deux acteurs Rooney Mara et Casey Affleck ont d’abord présenté leur film à Sundance en tout début d’année. Mettant en image une histoire de fantôme, comme seul le cinéma peut permettre l’existence, A ghost story doit impérativement se découvrir sur grand écran tant la force de cette fable existentielle y déroule son incroyable puissance émotionnelle. Vous n’auriez jamais imaginé pleurer à la vue d’un drap blanc avec deux petits trous ? A ghost story réalise cet exploit et lorsqu’arrive le générique, le coeur tambourine et l’on devine déjà que le film continuera de nous hanter pendant plusieurs heures (ou jours, ou semaines).

Parce que c’est une pépite touchée par la grâce

Rares sont les films qui évoquent avec tant de justesse, de beauté et de poésie la tragédie universelle de la perte d’un être aimé. A ghost story est de ceux-là. Son émotion est pure. Pas de grandes déclarations. Pas de mots superflus. La grâce de la partition musicale de Daniel Hart contamine la pellicule de Lowery (et de son formidable chef-op Andrew Droz Palermo) dans un moment de cinéma suspendu, fragile, parfois contemplatif, souvent bouleversant grâce à la formidable éloquence de ces images silencieuses rappelant sans cesse l’absence, le manque et l’irréversibilité. Le cinéaste a très bien compris la force de suggestion de l’image et offre avec A ghost story une puissante et hypnotisante méditation sur le deuil.

Parce que Rooney Mara est encore une fois excellente

L’actrice n’en finit plus d’enchaîner les bons choix et les projets artistiquement ambitieux. Dans A Ghost Story, elle est celle qui reste. Celle qui se rappelle. Celle qui regrette. Elle est bouleversante, tout en retenue et sans mot dire. Elle est celle vers qui l’empathie se porte d’emblée, celle qui doit faire le deuil, aller de l’avant. En quelques scènes, la comédienne étale une nouvelle fois son talent et la subtilité de son jeu, précieuse pour un film aussi rare. Rooney Mara est probablement l’actrice la plus passionnante de ces dernières années, elle a tout d’une grande et le prouve à nouveau.

Parce que c’est le plus beau film de l’année

Le film de Lowery parle de la vie comme de la mort, à travers le destin d’une petite maison, et suit les déambulations (et l’attente) d’ un spectre à la présence mélancolique plus que terrifiante. Il est parfois question d’anthropomorphisme dans les documentaires animaliers ou films d’animation. Ici, le fantôme dégage quelque chose de résolument humain, livré à lui-même et incapable de savoir où il doit aller. A ghost story n’a donc rien d’un film d’horreur mais plutôt d’un terrassant et unique voyage, d’une beauté infinie, à la portée émotionnelle inouïe. Considéré comme un « chef d’oeuvre » par le réalisateur Drake Doremus (qui était en compétition, lui aussi, à Sundance), et après le plébiscite à Deauville, il est fort probable que la rédaction de Le Bleu du Miroir le place très haut lors de son TOP de fin d’année.

> > > Voir la bande-annonce du film A ghost story




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