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CHAOS WALKING

Dans un futur proche, les femmes ont disparu. Le monde de Todd Hewitt n’est habité que par des hommes, et tous sont soumis au Bruit, une mystérieuse force qui révèle leurs pensées et permet à chacun de connaître celles des autres. Lorsqu’une jeune femme, Viola, atterrit en catastrophe sur cette planète, elle s’y retrouve en grand danger… Todd jure de la protéger, mais pour réussir, il va devoir révéler sa force intérieure et percer les sombres secrets qui étouffent son monde…

Critique du film

Tourné entre le Québec, le Royaume-Uni et l’Islande à partir de l’été reshoots ont été ensuite commandés par la production suite à des projections test négatives – ce qui ne manquera pas de causer un certain « chaos » dans l’agenda des deux acteurs principaux, retenus sur les plateaux de Star Wars, épisode IX et Spider-Man: Far From Home. C’est ainsi que, près de deux ans après le premier clap, les reshoots ont eu lieu en , sous la direction de Fede Álvarez. (connu pour les atroces Don’t breathe et Millenium : Ce qui ne nous tue pas), pour la modique somme de 15 millions de dollars. Et bien sûr, COVID oblige, la sortie du film subira elle aussi quelques turbulences pour finalement trouver une place à l’aube d’un été que l’on rêve en saison des retrouvailles avec les salles obscures.

Mise à jour : le film ne sortira finalement pas en salle mais directement en vidéo, fin juillet, et sur Prime vidéo le 24 août.

Contrairement aux prémisses de production, Chaos walking installe assez facilement son postulat en présentant Todd dans ce monde post-apocalyptique où les pensées des hommes sont audibles à ceux qui les croisent. Pas d’écriture inclusive dans cette phrase car aucune femme ne semble avoir survécu dans la communauté dirigée par Prentiss (Mads Mikkelsen). Mais lorsqu’une navette se crashe à quelques pas du village, ne laissant qu’une seule survivante, Viola, l’équilibre précaire est chamboulé et les loyautés de Todd sont remises en question.

Chaos Walking Mads Mikkelsen

Beaucoup de bruit pour rien ?

On ne le cachait pas au moment de son entrée en production : le pitch de Chaos Walking et ses enjeux laissaient craindre une plongée young-adult dans la lignée du Labyrinthe et de Divergente. On ne peut que regretter d’avoir eu le nez creux en découvrant ce divertissement surchargé de séquences d’actions en CGI et de questionnements gentillets. Le cahier des charges est respecté à la lettre mais l’âme n’y est pas. Doug Liman ne retrouve pas le mojo de la bonne surprise Edge Of Tomorrow, et ce n’est pas la présence aux crédits scénaristiques de Charlie Kaufman qui atténuera la déception, bien au contraire. Comment expliquer que l’homme à qui l’on doit Je veux juste en finir et Eternal Sunshine of the Spotless Mind ait pu participer à l’écriture de personnages aussi génériques que les protagonistes de Chaos walking ?

En dépit de son potentiel, cette nouvelle proposition SF adaptée d’une trilogie littéraire se laisse aspirer par son manque d’ambition jusqu’à sévèrement trainer la patte dans le segment final. Prévu comme une nouvelle saga mais déjà condamné aux galères dès sa production, Chaos walking ne devrait malheureusement pas faire grand Bruit.

Bande-annonce

27 juillet 2021 (achat digital) et 24 août sur Prime Vidéo – Avec Tom HollandDaisy RidleyMads Mikkelsen