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TAKING LIVES

5
Convenable

Illeana Scott, profiler du FBI, sonde les esprits meurtriers. Sa méthode, basée sur l’instinct, lui permet de retrouver et de capturer les criminels recherchés les plus dangereux. À Montréal, une équipe de détectives fait appel à ses services pour tenter de pénètrer l’esprit aiguisé d’un serial killer. Après de longues et méticuleuses observations, elle émet une théorie : ce tueur-caméléon serait un « violeur de vies », usurpant les destins et l’identité de ses victimes. Mais l’agent Scott se retrouve mise à l’écart par la police locale qui voit d’un mauvais oeil ses méthodes de travail peu orthodoxes et ses dons hors du commun. Et lorsqu’elle s’engage dans une relation amoureuse complexe, la spécialiste commence à douter de ses capacités. Seule dans une ville hostile où elle ne peut faire confiance à personne, Illeana Scott se voit embarquée dans un voyage terrifiant.

Esprits criminels.

Lorsque DJ Caruso réalise Taking Lives, il a surtout à son actif des séries télévisées et des téléfilms. Suivront 3 films qui vont définir son style : Paranoiak, L’œil du Mal et Numéro Quatre. Des popcorn-thrillers, destinés essentiellement au public adolescent, au scénario balisé et à la mise en scène copier-coller mais pas forcément dénuée de qualités.

À sa sortie, Taking Lives voulait s’inscrire dans la ligne directe des grands films de serial-killers des années 90. Le film concentre tous les éléments propres à ce genre aujourd’hui délaissé du cinéma américain : un tueur sociopathe, un enquêteur chevronné, du suspense et des twists en série. Si Fincher et Demme ont marqué durablement le genre avec Se7en et Le Silence des Agneaux, la majorité de leurs héritiers se sont plutôt plantés. Taking Lives ne fait pas exception à cette règle, certainement sorti trop tard pour mériter l’estime accordée à Copycat ou Le Collectionneur.

Le pitch est pourtant séduisant : une profileuse traque un tueur en série caméléon qui usurpe l’identité de ses victimes. Après Bone Collector, Angelina Jolie retrouve un rôle similaire. Son duo avec Ethan Hawke fonctionne très bien, même si l’actrice a parfois tendance à en rajouter. L’action se déroulant à Montréal, on retrouve quelques seconds rôles francophones habitués des productions américaines (faudrait quand même pas dérouter le public américain) : Olivier Martinez, Tcheky Karyo et Jean-Hugues Anglade, qu’on est plus heureux de retrouver davantage par pur chauvinisme que pour la densité de leurs rôles.

Pour apprécier Taking Lives, mieux vaut le prendre pour ce qu’il est : une production sans prétention, au scénario parfois convenu mais qui parvient à maintenir une tension permanente grâce à des coups de théâtre bien sentis. Le rythme haletant ne permet malgré tout pas d’aller beaucoup plus loin qu’un épisode d’Esprits Criminels. Plaisant et divertissant, comme un roman à la Harlan Coben, mais qui s’oublie aussi rapidement que son Heure 43.

La fiche

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TAKING LIVES – DESTINS VIOLÉS
Réalisé par D. J. Caruso
Avec Angelina Jolie, Ethan Hawke, Kiefer Sutherland…
Etats-Unis, Canada – Thriller, Policier
Sortie en salle : 28 Avril 2004
Durée : 103 min




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