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HORNS

6
Assez bon

Soupçonné d’avoir assassiné sa fiancée, rejeté par tous ceux qu’il connaît, Ignatius a sombré dans le désespoir. Un matin, il se réveille avec une paire de cornes sur la tête. Celles-ci lui donnent un étrange pouvoir, celui de faire avouer leurs plus noirs secrets aux gens qu’il croise. Ignatius se lance alors à la recherche du véritable meurtrier…

Are you horny ?

Adaptation du roman de Joe Hill, Horns est le nouveau long-métrage américain du réalisateur français Alexandre Aja. Un brin morbide et absurde, l’œuvre du fils de Stephen King n’était pas des plus évidentes à porter à l’écran. Aja relève cependant le challenge et s’en sort avec les honneurs : à partir d’une intrigue plutôt convenue (voire même très prévisible), le réalisateur de Haute tension fait d’Horns un film décomplexé, fusion assumée de plusieurs genres cinématographiques. Car Horns ne peut être rangé dans aucune boîte : il reprend les codes du thriller mais aussi ceux du film fantastique, en apportant quelques touches de romance, une dimension satyrique et un humour sardonique franchement réjouissants. 

Si Aja relève le défi de l’adaptation avec une certaine réussite, restant fidèle à ses premiers amours – le gore et le fantastique –, il faut également saluer le travail de l’équipe technique (à commencer par Frederick Elmes) qui de la photographie aux décors, en passant par les effets spéciaux, permet à ce Horns d’imprégner le spectateur de son ambiance étrange et inquiétante. La musique signée Rob (déjà auteur de la bande son de Maniac, produit par Aja) accentue cette impression, apportant une dose de mystère ou de légèreté au film. Les autres titres de la bande-originale sont parfaitement choisis : on se régale par exemple de certaines séquences soulignées par les tubes de Bowie, des Pixies ou de Fever Ray. 

Du côté des interprètes, Daniel Radcliffe confirme, après La dame en noir, qu’il est capable de choix de carrière intéressants et que son interprétation s’ajuste au fil de sa filmographie. Harry Potter est désormais derrière lui et le jeune comédien britannique semble déterminé à s’engager dans des projets variés et atypiques. Face à lui, la trop rare Juno Temple (Cracks, Kaboom) se révèle parfaite dans le rôle de la petite amie disparue. Elle porte avec beaucoup de justesse le mystère autour de son personnage, mélange de sensualité, de froideur et de fragilité. On ne pourra en dire autant de Max Minghella qui manque singulièrement d’ambiguïté, livrant une prestation bien trop lisse pour un tel rôle. 

Malgré quelques longueurs en fin de parcours, Horns s’affirme comme une farce cruelle et ludique plutôt réussie en dépit de ses nombreux défauts et son caractère inégal. Ce nouveau long-métrage d’Alexandre Aja semble à l’image de son auteur : original, intrigant et audacieux. Un thriller de bonne facture, en salle le 1er octobre. 

La fiche

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HORNS
Réalisé par Alexandre Aja
Avec Daniel Radcliffe, Juno Temple, Max Minghella
Etats-Unis – Thriller, Epouvante, Drame, Romance
Sortie en salles : 1er Octobre 2014
Durée : 119 min

 




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YnausicaaET (BEAUCOUP) PLUS SI AFFINITÉS | LE BLEU DU MIROIR | DE FILMS EN AIGUILLES : CRITIQUES CINEMARedrum Auteurs de commentaires récents
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Redrum
Invité
Merci pour le mention sur Haute Tension 😉
Quant à Horns, on ne l’a pas encore vu…on ne manquera pas de te faire signe quand ce sera le cas !
Redrum
Invité
Lire « la » mention, évidemment…
trackback
[…] Horns, Et (beaucoup) plus si affinités est le second film avec Daniel Radcliffe à sortir sur les […]
Ynausicaa
Invité
Ynausicaa
J’ai adoré! !!!!