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SOLO : A STAR WARS STORY

Sans intérêt

Embarquez à bord du Faucon Millenium et partez à l’aventure en compagnie du plus célèbre vaurien de la galaxie. Au cours de périlleuses aventures dans les bas-fonds d’un monde criminel, Han Solo va faire la connaissance de son imposant futur copilote Chewbacca et croiser la route du charmant escroc Lando Calrissian… Ce voyage initiatique révèlera la personnalité d’un des héros les plus marquants de la saga Star Wars.

Vaut rien.

Troisième film de la saga initiée par George Lucas à avoir les honneurs du Festival de Cannes après L’Attaque des clones et La Revanche des Sith , Solo : A star wars story a été présenté hors compétition au festival de Cannes, quelques jours avant sa sortie mondiale. Pas le plus excitant des projets actuels liés à l’univers galactique – on était nettement plus alléchés par Rogue One malgré un résultat final un brin décevant – Solo emprunte la machine à voyager dans le temps et révèle la genèse du personnage emblématique jadis interprété par Harrison Ford : Han Solo. 

Sur le papier, ce n’était pas forcément le chapitre le plus palpitant. Pour ne rien arranger, la production de ce volet hors-série s’est avérée encore plus chaotique que celle de Rogue One : Phil Lord et Christopher Miller (le duo derrière le délirant 21 Jump Street) ont quitté le navire en plein tournage pour « divergences créatives ». On imagine que leur grain de folie ne s’est visiblement pas plié au cahier des charges assez strict du vaisseau amiral Disney. Au pied levé, la firme a embauché Ron Howard qui aurait retourné plus de deux tiers du film… Rien de bien rassurant, d’autant que les producteurs ont visiblement préféré un cinéaste sans panache qu’un tandem rafraîchissant.

Boring-ing story

Au final, ce choix explose à l’écran dès l’introduction : Solo : A Star wars story ne sera rien de plus qu’un divertissement générique, sans relief et sans âme. Avec son acteur principal aussi attachant qu’une crise d’hémorroïdes et une Emilia Clarke définitivement désastreuse dès qu’elle délaisse ses dragons, ce chapitre bâtard traîne sa nonchalance deux heures durant. Sans enjeux, avec la finesse émotionnelle d’un volet de Twilight, Solo a de quoi affliger les fans de SW les plus hardcores. Ni fait, ni à faire, cet épisode n’instaure rien et s’éteint de lui-même à la moindre étincelle.

S’affirmant en cas d’école du désastre de production, cet épisode solo se regarde comme le plus insipide des films Netflix à la différence près que l’effort d’interruption du programme s’avère plus aisé qu’une sortie anticipée de la salle de cinéma – comme quoi, la SVOD offre de vrais avantages. Très vaine tentative de donner à Han Solo une origin story, le SOLO de Ron Howard fait du remplissage autour du fan-service et invente un nouveau genre : le biopic moisi à la sauce Disney.

La fiche
Deadpool 2 affiche

SOLO : A STAR WARS STORY
Réalisé par Ron Howard
Avec Alden Ehrenreich, Woody Harrelson, Emilia Clarke…
Etats-Unis – Science-fiction

Sortie : 23 mai 2018
Durée : 135 min




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