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UN JOUR SI BLANC

Dans une petite ville perdue d’Islande, un commissaire de police en congé soupçonne un homme du coin d’avoir eu une aventure avec sa femme récemment décédée dans un accident de voiture. Sa recherche de la vérité tourne à l’obsession. Celle-ci s’intensifie et le mène inévitablement à se mettre en danger, lui et ses proches. Une histoire de deuil, de vengeance et d’amour inconditionnel.

La critique du film

L’Islande nous avait laissés sur de très belles impressions à Cannes, avec notamment le très intéressant Béliers de Grimur Hakonarsson, histoire douce-amère d’une fratrie magnifiant la beauté des décors naturels de l’île islandaise. Un jour si blanc (A white white day) compose avec les mêmes éléments : une nature hostile mais incroyable, des visages durs et une histoire âpre. Le personnage principal est un homme brisé, veuf depuis peu, qui découvre la tromperie de sa défunte épouse. L’histoire est toute tournée vers la folie qui étreint cet ancien policier, écrasé par la douleur et le chagrin.

Malheureusement, Palmason n’épargne en rien son spectateur en terme d’effets grossiers et vulgaires, en témoigne une scène où la caméra suit une pierre qui dévale une colline. L’auteur suit la roche jusque dans sa chute, jusqu’au plongeon dans l’eau de celle-ci dans un mouvement qui tourne au ridicule tellement son sens est surligné. Le reste du film est l’avenant : entre plans fixes sur la maison en construction ou les errances à la recherche de l’ex-amant, rien ne nous est épargné dans un spectacle lénifiant particulièrement lourd et prévisible. Ni le sujet ni la mise en scène ne sauvent le film du naufrage annoncé…

 

Bande-annonce

29 janvier 2020Semaine de la Critique Cannes 2019