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LAZARUS EFFECT

5
Diagnostic satisfaisant

Ramener des morts à la vie. C’est ce que tente une équipe de chercheurs qui s’affairent dans un laboratoire en sous-sol. Ils parviennent à ressusciter un chien, mais celui-ci présente de curieux signes d’agressivité. Les scientifiques ignorent alors que leur extraordinaire découverte peut les mener à leur perte.

Les jeux de l’amour et du Lazard.

La prolifique boîte de production Blumhouse s’est fait une spécialité de transformer des séries B horrifiques à budget restreint (les franchises Paranormal Activity, Insidious et American Nightmare ou encore les très corrects Sinister et The Bay…) en succès de salles obscures archi-rentables. Lazarus Effect pourrait bien rejoindre la liste des machines à cash de la maison car il réunit un casting plutôt intéressant (Olivia – Dr House – Wilde, Mark – Humpday – Duplass, Evan – American Horror Story – Peters…) autour d’un projet qui ne surestime jamais ses ambitions et ne se prend pas pour autre chose que ce qu’il est. Autrement dit : le réalisateur, David Gelb, est conscient que son film n’a pas l’envergure d’un chef d’oeuvre du genre, mais il n’a pas d’autre prétention que d’offrir au spectateur un « midnight movie » plutôt efficace, même s’il sera rapidement oublié.

Lazarus Effect lorgne vers L’Expérience interdite de Joel Schumacher (une référence assumée et même revendiquée) et ne s’échappe que rarement de sa situation de huis-clos. Série B oblige, les questionnements éthiques du projet des chercheurs reste en surface et se limite à l’opposition binaire du scientifique et du spirituel. Côté frousse, les jump scare sont portion congrue et Gelb préfère jouer avec la lumière (effets stroboscopiques, black-out…) pour mieux faire disparaître et réapparaître les personnages menaçants. Il parvient aussi à aborder avec une certaine originalité le trauma d’enfance – élément pourtant éculé du cinéma d’horreur – autour duquel se noue le film. C’est suffisant pour éviter l’encéphalogramme plat, même si les plus exigeants resteront indéniablement sur leur faim.

La fiche

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LAZARUS EFFECT
Réalisé par David Gelb
Avec Olivia Wilde, Mark Duplass, Evan Peters…
Etats-Unis – Horreur, Thriller
Sortie en salle : 11 Mars 2015
Durée : 83 min




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La nouvelle Lucy s’appelle Zoé. Les chemins différents pour un même résultat catastrophique, atteinte au bon sens et au bon goût. Le chien jour très bien son spleen, pas grand chose de sauvable, mais c’est déjà çà.