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LES OLYMPIADES

Paris 13e, quartier des Olympiades. Emilie rencontre Camille qui est attiré par Nora qui elle-même croise le chemin de Amber. Trois filles et un garçon. Ils sont amis, parfois amants, souvent les deux.

Critique du film

Jacques Audiard nous avait habitués à regarder les hommes tomber. Parmi les quatre personnages principaux de Les Olympiades, il n’y a qu’un homme qui tombe… amoureux. Cette comédie romantique et de moeurs emballée dans une élégant noir et blanc radiographiant le-dit quartier parisien du XIIIe arrondissement tranche avec le reste de la filmographie du réalisateur jusque là surtout intéressé par le thriller et le drame.

Il a co-écrit le scénario avec Léa Mysius et Céline Sciamma, deux femmes, deux réalisatrices, qui ont sans doute influencé ce nouveau regard. Les intrigues sont inspirées de plusieurs histoires de Les Intrus, un recueil de BD signé par l’Américain Adrian Tomine, et s’épanouissent parfaitement dans ce coin de Paris rarement vu au cinéma ou, du moins, jamais filmé ainsi.

On y croise Emilie, une jeune fille d’origine chinoise cherchant une nouvelle colocataire, Camille, un jeune prof s’apprêtant à passer l’agrégation et Nora, une trentenaire venue de Bordeaux pour reprendre des études de droit. Il y a aussi Amber Sweet, une cam girl, qui va peu à peu fendre l’armure – ou plutôt, tomber la perruque – à mesure que son rôle deviendra de moins en moins secondaire. Entre ces personnages se tissent des histoires d’amitié, d’amour, de sexe.

Le film n’a pas de prétention sociologique, mais les badinages à l’heure du numérique qu’il met en scène parleront beaucoup sans nul doute aux millenials. Il est surtout porté par trois acteurs, la confirmée Noémie Merlant et les révélations Lucie Zhang et Makita Samba, qui nous transportent dans le souffle de leurs élans fougueux.

Bande-annonce

3 novembre 2021 – De Jacques Audiard, avec Lucie ZhangMakita SambaNoémie Merlant

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