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LA CHUTE DE LA MAISON BLANCHE

MIKE BANNING, ANCIEN GARDE DU CORPS DU PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS, S’OCCUPE DÉSORMAIS DES BASSES BESOGNES DES SERVICES SECRETS. LORSQU’UN COMMANDO NORD-CORÉEN LANCE UNE ATTAQUE SUR LA MAISON BLANCHE, PRENANT EN OTAGE LE PRÉSIDENT AMÉRICAIN ET SON FILS, IL SE RETROUVE SEUL À POUVOIR LEUR VENIR EN AIDE. DEUX ANS APRÈS AVOIR ÉTÉ TENU RESPONSABLE DE LA MORT ACCIDENTELLE DE LA PREMIÈRE DAME, IL VA POUVOIR FAIRE PREUVE DE SA LOYAUTÉ ET DE SA BRAVOURE. Précédemment, Antoine Fuqua s’était illustré avec deux polars plutôt bien ficelés, Training Day (qui avait valu une nomination aux Oscars pour Ethan Hawke) et L’élite de Brooklyn. Celui-ci revient sur grand écran avec La chute de la Maison Blanche, actioner porté par le costaud Gerard Butler. Si l’on ne s’attend pas à un grand film lorsque l’on se rend à la projection de celui-ci, on attend toutefois à être diverti. De ce point de vue là, il remplit sa mission. Mais à quel prix… En effet, pour être impliqué dans cette histoire rocambolesque et accepter ce divertissement musclé, il faudra fermer les yeux sur de très grosses invraisemblances, sur des effets spéciaux spectaculairement ratés (l’accident de la limo, celui de l’hélicoptère…) et sur l’interprétation douteuse de plusieurs personnages (la palme revenant au désastreux bad-guy coréen et au traitre Dylan McDermott). Antoine Fuqua nous avait habitué à de solides scénarios, réservant de bonnes surprises. Ici, tout est assez couru d’avance. L’intrigue est au niveau de la plus faible saison de 24 (et encore !), ce qui semble un peu léger pour un métrage sorti au cinéma. Sans grande imagination et très hollywoodien, La chute de la Maison Blanche montre ses muscles plutôt que ses neurones. Côté acteurs, aucune surprise non plus. Gerard Butler fait du Butler, Aaron Eckhart continue de se fourvoyer dans des nanars sans inspiration, Ashley Judd apparaît quelques minutes pour nous rappeler qu’elle est toujours en vie, Morgan Freeman confirme qu’il mange décidément à tous les râteliers. En revanche, on se demande de façon récurrente ce que Melissa Leo est venue faire dans cette série B facile et bourrine… Au final, pour vous divertir de façon fun, nous vous recommandons de vous tourner vers Le dernier rempart (qui use davantage de second degré) s’il est toujours en salles chez vous ou vers le récemment sorti Warm Bodies, sympathique romcom zombiesque sortie le même jour.

ANTOINE FUQUA | ACTION | USA | 119 MIN | 20 MARS 2013 | GERARD BUTLER, MORGAN FREEMAN, AARON ECKHART




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dasola
Invité
Bonsoir Wilyrah, après avoir lu ton billet, je passe. Heureusement quelques « petits » films remontent le niveau : je conseille avant qu’il ne soit trop tard Le mur invisible et The Sessions (bouleversant). Bonne soirée.
Flow
Invité
J’ai préféré celui-ci au Dernier rempart. Sympathique et crétin. On a finalement eu notre Die Hard 5 !
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[…] moins de six mois après la sortie de La chute de la Maison Blanche que Roland Emmerich nous propose sa version personnelle de l’attaque de l’édifice […]