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AGENTS TRÈS SPÉCIAUX – CODE U.N.C.L.E

7
Smart & Cool

Au début des années 1960, un agent de la CIA et un agent du KGB sont contraints de mener une mission conjointe. Ils disposent d’une piste: le contact de la fille d’un scientifique allemand porté disparu, mais qui est le seul à même d’infiltrer une organisation criminelle qui menace de provoquer un chaos mondial en cette période trouble et précaire de l’équilibre géopolitique.

Espion(s).

Un espion américain, un agent soviétique. Le premier, Napoleon Solo (Henry Cavill) , est aussi flegmatique et charmeur que le second, Illya Kuryakin (Armie Hammer), est brutal et psychorigide. Des différences et un antagonisme que la Guerre froide se charge d’accentuer. Les deux ennemis sont pourtant contraints de coopérer le temps d’une mission.

Le rideau de fer se lève sur un buddy-movie, mais c’est un ménage à trois qui finit par investir la scène lorsque Gaby Teller (Alicia Vikander), une jeune Allemande qui détient la clé de leur opération secrète, se retrouve mêlée malgré elle à ce petit théâtre diplomatique. Sous le soleil de Naples, pas de farniente pour le trio. Mais un peu de dolce vità quand même, entre palace et cocktails, pour vendre du rêve au spectateur.

Tout comme il l’a fait précédemment avec Sherlock Holmes, Guy Ritchie s’empare d’un matériau fictionnel préexistant – ici la quelque peu oubliée série Des agents très spéciaux – et le dépoussière en le faisant reluire avec un vernis « cool ». Problème, le réalisateur de Snatch n’hésite pas à passer une deuxième couche, quitte à (parfois) engluer le moindre élan de spontanéité de son film. Les protagonistes ont la classe, les décors sont sublimes, la patine sixties câline les yeux. Mais, comme avec de belles images de papier glacé aux filtres esthétisants, c’est une beauté froide qui s’offre à nos regards… 

Si les errements romantiques ne réchauffent pas le tableau, l’humour constant – essentiellement pince-sans-rire – et la prestation parfaite d’Alicia Vikander, apportent un peu de chaleur à Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E. Et il faut reconnaître que le film réussit à plusieurs reprises son opération séduction, lors d’un morceau de bravoure aquatique sur une ritournelle italienne, par exemple, ou lorsqu’il crée une atmosphère lorgnant vers celle des polars italiens des sixties et seventies (coucou Mario Bava, coucou Ennio Morricone).

Clairement divertissant – même s’il est possible de reprocher la légèreté avec laquelle est évoquée la question de la torture – Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E donne surtout envie de découvrir une suite, pour voir comment les personnages sont susceptibles d’évoluer et si Guy Ritchie parvient à laisser de côté sa recherche du cool à tout prix. Au regard de l’épilogue, un deuxième volet n’a en tous cas rien d’une mission impossible.

La fiche

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AGENTS TRÈS SPÉCIAUX
Réalisé par Guy Ritchie
Avec Henry Cavill, Armie Hammer, Alicia Vikander…
Etats-Unis – Espionnage, Comédie
Sortie : 16 Septembre 2015
Durée : 117 min




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