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ALL IS LOST

5
Un peu long

Au cours d’un voyage en solitaire à travers l’Océan Indien, un homme découvre à son réveil que la coque de son voilier de 12 mètres a été percée lors d’une collision avec un container flottant à la dérive. Privé de sa radio et de son matériel de navigation, l’homme se laisse prendre dans une violente tempête. Malgré ses réparations, son génie marin et une force physique défiant les années, il y survit de justesse.

Touché, coulé.

Après la mère seule, perdue dans l’espace, voici le vieux grincheux seul, perdu en pleine mer. Papy Redford se réveille un matin, en plein tour du monde sur son voilier, avec la coque de celui-ci éventrée après une collision avec un container probablement tombé d’un cargo. Heureusement, Papy Redford a plus d’un tour dans son sac et sort sa panoplie de MacGyver pour rafistoler son bateau avec les moyens du bord. Malheureusement, son bricolage à l’emporte-pièce ne résistera guère longtemps aux caprices de la mer et papy devra alors employer (en vain) les gros moyens avant d’abandonner, le coeur meurtri, son embarcation pour se réfugier dans le radeau de sauvetage gonflable.

J. C. Chandor, qui s’était fait connaître l’an dernier avec Margin Call, thriller boursier très surestimé, choisit de suivre pendant une centaine de minutes son très mutique personnage, de la collision anodine (mais finalement dramatique) du voilier à sa dérive dans des conditions extrêmes à bord du sextant de survie. Pour son second métrage, le réalisateur américain a choisi un mode très minimaliste (un seul personnage, aucun dialogue ou presque, quelques éllipses…) pour suivre la survie de son unique protagoniste.

Conçu comme un film à petit budget, mais tourné dans les mêmes studios que le grandiose Titanic, All is lost est un récit immersif plutôt mollasson porté par un Robert Redford bien décidé à mouiller sa chemise. L’acteur septuagénaire a en effet choisi de réaliser lui-même toutes les « cascades » de ce film qui se veut éprouvant mais qui l’est au final davantage en termes d’ennui que de sensations. Si Gravity était une expérience technique renversante et L’odyssée de Pi une charmante aventure sensorielle, All is lost n’est qu’un moment de solitude et de désespoir marin d’un vieil homme antipathique filmé sans aucune inventivité. Sans ennui pesant mais sans aucune empathie, le spectateur suit la lutte de ce personnage sans véritable émotion jusqu’à ce dénouement plutôt prévisible qui en laissera plus d’un indifférent.

La fiche
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ALL IS LOST
Réalisé par J. C. Chandor
Avec Robert Redford
USA – Survival marin
11 décembre 2013
Durée : 106 min




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selenie
Invité
Anti-thèse de « Margin Call » on comprend malheureusement qu’ici, le concpet a ses limites et malgré les prousses devant et derrière la caméra c’est d’un ennui profond… 2/4