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ZERO THEOREM

4
Moyen

Londres, dans un avenir proche. Les avancées technologiques ont placé le monde sous la surveillance d’une autorité invisible et toute-puissante : Management. Qohen Leth, génie de l’informatique, vit en reclus dans une chapelle abandonnée où il attend désespérément l’appel téléphonique qui lui apportera les réponses à toutes les questions qu’il se pose.

Mauvais calcul

Terry Gilliam place, dès les premières images, son Zero Theorem sous influence cartoonesque, en promenant son héros Qohen Leth (Christoph Waltz) dans un Londres futuriste, où les bâtiments décrépis sont rehaussés d’écrans publicitaires interactifs et les rues cafardeuses parcourues par des quidams tout de fluo vêtus. Côté intérieurs et accessoires, on n’est pas loin de la série « F comme Fantômette ». Le carton-pâte, les explosions de couleurs, les mix architecturaux et vestimentaires de différentes époques… créent un univers visuel singulier comme les affectionne le réalisateur deL’Imaginarium du docteur Parnassus.

Le film fourmille d’inventions, part dans des embardées hystériques (Tilda Swinton dans un rôle de psy qui ressemble au personnage qu’elle incarne dans Snowpiercer…), mais, très vite, l’attrait initial de ce théâtre loufoque finit par lasser et donne l’impression d’assister à un Brazil sous amphétamines. Les aventures de Qohen Leth, employé modèle et Sisyphe du futur s’acharnant à résoudre le « théorème zéro », rappellent d’ailleurs souvent celles de Sam Lowry – le petit bureaucrate contraint de remuer ciel et terre pour corriger une simple erreur administrative. Et Gilliam traite une nouvelle fois de ses marottes : le sens de la vie, le totalitarisme, l’individu qui doit résister au pouvoir omniscient, la fuite vers des mondes imaginaire et/ou virtuel…

Zero Theorem ressemble donc à son réalisateur, mais le scénario, écrit par Pat Rushin, donne l’impression de se contenter de servir une recette éprouvée. Le film a beau être inondé de fantaisie et saupoudré d’humour, il n’apporte rien d’original ou de véritablement nouveau à la filmographie de l’ex-Monty Python. Comme s’il s’agissait d’un simple bonbon pour patienter en attendant le plat de résistance : L’Homme qui tua Don Quichotte. Un projet qui vient, une nouvelle fois, d’être reporté (il a été repoussé à 2015 aux dernières nouvelles). Une arlésienne qui donne à l’existence de Terry Gilliam une dimension kafkaïenne qui tient une si grande place dans ses films.

La fiche

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ZERO THEOREM
Réalisé par Terry Gilliam
Avec Christoph Waltz, Mélanie Thierry, David Thewlis, Tilda Swinton
Grande-Bretagne – Science-Fiction, Comédie dramatique
Sortie en salles : 25 Juin 2014
Durée : 106 min




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bruno31100
bruno31100
6 années il y a

Bonsoir; merci Thomas pour la place/invitation LE PACTE pour aller voir ce film au gré de mes envies du WE; cdt; Bruno

тном ряи
Administrateur
Reply to  bruno31100
6 années il y a

De rien Bruno, n’hésitez pas à repasser pour nous donner votre ressenti et constater s’il est différent de celui de notre rédacteur FabR.

Bruno3100
Bruno3100
Reply to  тном ряи
6 années il y a

Hello, film vu hier soir dans une salle grouillante de spectateurs (merci la Fête du cinéma à 3.50€)
Que dire ? déjà j’avais des soucis avec le théorème de Pythagore en VF; alors là le Théorème Zéro en Vost, j’ai jeté l’éponge !! je me suis fais violence pour ne pas sortir dès le début, de ne pas m’endormir en plein film….moi qui avait tant aimé BRAZIL, je suis très très déçu par la prestation des acteurs(qui font out pour tirer le film)et du scénario(à dormir debout) de notre cher T.Gilliam; Conclusion et verdict: mieux vaut prendre un bon livre tel 1984 et rester chez soi.

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