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THE RIOT CLUB

7
Révoltant

Le Riot Club est réservé à l’élite de la nation. Ce cercle très secret d’Oxford fait de la débauche et de l’excès son modèle depuis 3 siècles. Miles et Alistair, deux étudiants en première année, ne reculeront devant rien pour avoir l’honneur d’en faire partie…

The rotten club.

Même le dernier jour de l’année, une bonne surprise peut surgir. En entrant en salle avec le récent souvenir d’une romcom complètement ratée (Un jour), on ne peut qu’être méfiant avant de découvrir le nouveau long-métrage de Lone Scherfig, The Riot Club. Il faut dire que son affiche pourrait donner l’impression de nous vendre un boys-band plus qu’un film d’auteur. Derrière son enrobage acidulé – le déguisant presque en comédie adolescente – se cacherait-il finalement un manifeste invitant le spectateur à se révolter contre une société perpétuant la tradition des élites ?

Ainsi, nous suivons les débuts d’une troupe de jeunes éphèbes, et autres têtes à claques bien nées, dans la glorieuse université d’Oxford. Ceux-ci composent le très sélect Riot Club (inspiré du Bullingdon Club ayant compté dans ses rangs l’actuel premier ministre anglais). Il est question de rivalité, de microcosme, de privilèges, d’arrivisme et même d’un peu de romance. Mais derrière le glamour et l’insolence, on devine progressivement le dessein caché de ses auteurs : emporter le spectateur dans la spirale destructrice de ces intouchables pensant que l’argent et le patronyme peuvent tout acheter. 

Construit efficacement jusqu’à un climax quasi-insoutenable évoquant quelques classiques du Dogme 95, The Riot Club se sert des lieux communs et de ses esquisses de caricature établies préalablement pour distiller un message à résonance forcément politique. Si sa dénonciation des cercles huppés de Grande-Bretagne ne se distingue pas forcément pas son originalité, ce modeste pamphlet de la cinéaste danoise a le mérite de fonctionner, étouffant son audience dans les excès de ses perfides protagonistes. La bonne surprise qu’on n’attendait plus.   

La fiche

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THE RIOT CLUB
Réalisé par Lone Scherfig
Avec Sam Claflin, Max Irons, Douglas Booth…
Grande-Breatagne – Drame
Sortie en salle : 31 Décembre 2014
Durée : 106 min




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dasolaтном ряиMarla Auteurs de commentaires récents
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Marla
Invité
Tout à fait d’accord avec ta critique! C’est une belle critique de la société sclérosée anglaise. Et la France n’est pas en reste: http://marlasmovies.blogspot.fr/2015/01/the-riot-club-le-cercle-des-debauches.html
dasola
Invité
Bonsoir Wilyrah, et bien moi, cette surenchère de violence dans le pub m’a déplu profondément. Je ne sais pas ce qu’a voulu montrer la réalisatrice mais trop, c’est trop. Bonne soirée.