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STAR WARS : LE RÉVEIL DE LA FORCE

4
Déception

Dans une galaxie lointaine, très lointaine, un nouvel épisode de la saga « Star Wars », 30 ans après les événements du « Retour du Jedi ».

Le réveil tranquille de la Force.

Dire que ce Star Wars : Le réveil de la Force était très attendu confine au pléonasme. Depuis le rachat des droits par la firme aux grandes oreilles et la prise en main du projet par J. J. Abrams (l’homme derrière les deux bons derniers volets de Star Trek), l’attente était maximale du côté des fans (nous y reviendrons) et le marketing se déchaînait. Il fallait vivre dans une grotte (ou sur la planète où s’est réfugié Luke Skywalker) pour passer à côté d’une telle sortie. 

Pas ou peu présenté à la presse mondiale, par crainte des fuites sur l’intrigue et ses rebondissements, il fallait donc se rendre en salle pour découvrir l’objet du désir. Dans des multiplexes bourrés à craquer (on parle du 2e meilleur démarrage français historique, juste derrière Spectre), le nouveau Star Wars trustait 20% des écrans et le pop-corn s’écoulait à foison, dans une ambiance électrique… Mais, au final, que vaut le tant attendu Réveil de la Force ?

Derrière le tapage médiatique reste le film, qu’il faut soumettre au regard du public et d’une énorme frange de fans. Certains seront emballés par les nombreux clins d’oeil et hommages aux deux trilogies de Lucas, tandis que d’autres pourront parfois être excédés par la fâcheuse impression d’assister à un fan-service perpétuel visant à flatter l’audience. Peu inspiré, le scénario de ce Star Wars 7 déçoit par sa flagrante prévisibilité (la palme revenant à la disparition tragique d’un personnage emblématique, que l’on voit venir à des kilomètres…) et sa relative paresse. Un petit souffle semble naître lors de certaines séquences mais la Force peine à se réveiller et à exercer sa force d’attraction sur le spectateur.

Niveau casting, outre les retours caméo des héros de jadis, il faut se rendre à l’évidence : la mayonnaise ne prend pas (encore ?). Chez les nouveaux venus, John Bodeya, ressort comique quasi-bouffonesque de l’épisode, agace plus qu’il n’amuse. Oscar Isaac, valeur montante du cinéma US, reste beaucoup trop en retrait pour véritablement tirer son épingle du jeu. Enfin, Adam Driver semble si maladroit dans le costume du Big Villain qu’il semble avoir un mal fou à rendre crédible, inquiétant ou ambivalent (faut prendre tes cachets mon grand !). C’est finalement la débutante Daisy Ridley qui se distingue, s’affirmant comme l’indéniable bonne pioche de ce nouveau chapitre de La guerre des étoiles. C’est de son personnage (Rey) que vient la lumière dans cet opus déceptif. Et quel plaisir de voir une femme dérouiller, sabre laser à la main ! 

Avec son intrigue essoufflée, sa 3D tristounette, sa mièvre romance naissante et sa carence en personnages charismatiques, ce Star Wars : Le réveil de la Force n’apparaît pas comme une franche réussite, pouvant même prétendre au titre de plus faible volet de la saga, en dépit de ses bonnes intentions et de son adorable nouveau robot.  

La fiche

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STAR WARS : LE RÉVEIL DE LA FORCE
Réalisé par J. J. Abrams
Avec Daisy Ridley, John Boyega, Harrison Ford, Carrie Fisher, Oscar Isaac, Adam Driver…
Etats-Unis – Science-fiction, Aventure
Sortie : 16 Décembre 2015
Durée : 135 min




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