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RIAN JOHNSON | Rencontre

Même si son film nous a laissé quelques réserves, l’impression laissée par le cinéaste américain a été paradoxalement très positive. Disponible, ouvert, intelligent, sympathique, bienveillant, humble, Rian Johnson nous a parlé de son film, du processus de création, de sa relation avec Joseph Gordon-Levitt, du choix de Bruce Willis et encore bien d’autres choses. Morceaux choisis.

Résumé de la rencontre avec le réalisateur Rian Johnson

  • L’idée du filmLooper trotte dans l’esprit de Rian depuis presque dix ans. Sur le tournage de Brick, en 2006, le réalisateur avait déjà évoqué ce projet avec Joseph Gordon-Levitt pour qui il a finalement écrit le rôle de Joe.

  • Le choix d’un acteur plus jeune pour incarner Joe dans le « présent ». Rian nous explique qu’outre le fait qu’il avait écrit le rôle du jeune Joe pour JGL, il est assez réticent concernant les effets spéciaux numériques qu’il ne trouve pas encore assez performants. De plus, ses effets là sont très coûteux et le budget du film ne dépassait pas les 30 M$.

  • La présence de Bruce Willis. Fantasmé au moment du casting, le choix de Bruce Willis paraissait idéal pour Rian Johnson. Jouant sa chance, il envoya le script au célèbre comédien qui ne mis pas longtemps à accepter et à s’impliquer sans condition. Sa présence au casting allait permettre au film de mieux se vendre au marché du film. En effet, l’association Willis+SF plaît beaucoup aux investisseurs qui ne sont plus trop regardants sur le scénario dès lors qu’un acteur bankable saura attirer les spectateurs en salles.

  • Le manque d’explicitations du monde imaginé et du voyage dans le temps. Rian Johnson nous a fait part de sa volonté de ne pas être trop didactique. Il préférait immerger le spectateur dans ce monde et éviter de débattre trop longtemps sur les voyages dans le temps – qui relèvent à ses yeux davantage du fantasme que du domaine scientifique. Son souhait était de nous faire vivre l’histoire à travers les yeux des personnages sans chercher à nous convaincre de la viabilité de sa réflexion.

  • Ses influences. Le cinéaste évoquera de nombreux films l’ayant inspiré pour Looper mais s’il ne fallait en retenir que deux, ce serait : le chef d’œuvre La Jetée de Chris Marker et Akira de Katsuhiro Otomo envers qui il ressent une énorme dette,




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