MUTE | Duncan Jones s’envole de nouveau vers la SF

Qui ?

Duncan Jones n’est jamais vraiment allé au-delà de son premier long-métrage, Moon. Après le désastre critique de Source Code et un World Of Warcraft qui, bon, n’a pas besoin de vraiment d’arguments en plus, son premier amour avec Sam Rockwell et une lune solitaire fait encore office de jalon indéboulonnable du potentiel de son réalisateur. Et à l’en croire sur les réseaux sociaux, où il est particulièrement actif, le revoilà hardi et confiant envers un Mute orienté résolument SF qui sort directement sur Netflix – l’adaptation de son tout premier script. Dans le doute, toujours se tourner vers ses premières passions.

Le voilà accompagné d’un casting un peu garni, cette fois : Alexander Skarsgård prend le rôle-titre, lui si timide en 2017 si ce n’est pour sa terrifiante interprétation dans la série Little Big Lies. A ses côtés, un surprenant Paul Rudd chargé d’amener une touche de fraîcheur dans la lourdeur d’un monde dystopique urbain et un Justin Theroux méconnaissable. On y découvrira également l’Allemande Seuneb Saleh, encore très discrète chez le grand public.

Quoi ?

Très franchement, pas évident de piger quoi que ce soit de vraiment linéaire à la lecture de la première bande annonce de Mute. Une ville futuriste urbaine, Berlin, un amour bizarroïde entre un barman muet, Leo (Skarsgård) et une étrange créature aux cheveux de néon, Naadirah (Saleh), un chirurgien fou-fou (Rudd) et un Theroux… en hors-piste. Alors que Naadirah est portée disparue, Leo va devoir fouiller les bas-fonds de ce Berlin encore plus chelou que celui présent. Voilà la quête ; pour la finalité, on attendra. Et c’est pas plus mal ainsi.

Quand ?

La date st simple à retenir : Mute sort en France sur Netflix le 23 février 2018. De toute façon, connaissez la politique des gus, vous n’y couperez pas avec des giga-encarts « Netflix Originals » et des extraits automatiques dès que le film sera disponible chez le mastodonte américain.

Pourquoi ?

mute affiche netflixInspiration néon, jeu vidéo, Blade Runner et comics : il y a de quoi être impatient autant que redouter un Mute qui peut s’avérer excellente surprise, ou nous laisser ronchon pour un bon moment. Quoiqu’il en soit, et en témoigne sa nervosité sur Twitter, c’est peut-être là la dernière vraie chance accordée à Duncan Jones avant qu’une page se tourne, de lassitude ou de fols espoirs. En espérant, dans un coin de nos têtes, que l’univers ne serve pas uniquement de rampe de lancement pour références mâchées et convenues, mais plutôt d’une vraie réflexion sur la nature humaine (ce qu’il avait réussi avec Moon) ou sur la société en son entier, entreprise plus crispante au regard de sa filmo.

Fin février, devant Netflix, on assistera donc à la chute ou à la renaissance. Une manière comme une autre d’être face à sa TV devant l’Histoire.




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