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MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS

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Plaisante pérégrination

À la mort de son grand-père, Jacob découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs … et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre « particularité » peut sauver ses nouveaux amis. 

De l’autre côté du miroir.

Après un Big eyes bien morne, nous attendions un regain de forme de la part d’un cinéaste autrefois débordant de créativité. Captivé par la lecture du roman de Ransom Riggs, Tim Burton décide de porter une partie de la saga à l’écran : « Je me suis vraiment senti connecté au livre. J’aime le fait que Ransom ait imaginé une histoire en partant de ces photos trouvées. Le récit était très attirant, onirique, puissant et mystérieux ». Un coup de coeur peu surprenant quant on connaît les affinités du cinéaste avec ce type d’univers mêlant « l’humour et le sinistre ». L’occasion donc de se faire plaisir avec un budget plutôt intéressant. Pour autant, Tim Burton a souhaité réduire au maximum les effets spéciaux et les scènes tournés sur fond vert. Grand bien lui en a pris, Miss Peregrine et les enfants particuliers n’y perd pas au change avec une direction artistique soignée (décors, costumes, maquillages…) qui contribue à créer le dépaysement nécessaire à de telles adaptations.

Si les fans de la première heure peineront à retrouver l’audace qui faisait le charme de ses oeuvres, le public devrait malgré tout y trouver son compte avec une belle aventure « extraordinaire » et familiale. Sans folie mais avec quelques séquences réjouissantes – notamment celle de la fête foraine – Tim Burton revisite quelques motifs de sa filmographie (les outsiders, les marginaux, les mentors sacrificiels) dans un divertissement suffisamment savoureux pour se distinguer des productions young-adult insipides qui ont envahi le marché ces dernières années. Surtout, il s’appuie sur les performances charismatiques d’Eva Green et Samuel L. Jackson. Tandis que le second se régale en protagoniste maléfique et loufoque, la comédienne française compose une magnétique « marraine » protectrice et sacrificielle. Définitivement, celle que Burton s’amusait à surnommer « Scary Poppins » sur le tournage semble tout à son aise dans son monde, après sa prestation convaincante dans Dark Shadows. Guère étonnant qu’il soit aussi élogieux à son égard

La fiche

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MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS
Réalisé par Tim Burton
Avec Eva Green, Asa Butterfield, Samuel L. Jackson…
Etats-Unis – Aventure, Fantastique
Sortie : 5 Octobre 2016
Durée : 127 min




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Kriss-Tell
Invité
Je suis d’accord avec votre avis. Ca change un peu des insipides films d’ados du moment.
Le film est assez sage pour du Tim Burton, mais reste très chouette à regarder.