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MAD MAX : FURY ROAD

4
Reboot éventé

Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d’un véhicule militaire piloté par l’Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s’est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement…

Les sables du temps.

Très attendu par une frange de cinéphiles nostalgiques de la trilogie avec Mel Gibson, Mad Max : Fury Road était présenté (hors compétition) ce jeudi sur la Croisette, en parallèle de sa sortie française. L’idée de ce 4e opus a germé dans l’esprit de George Miller il y a près de deux décennies, mais celui-ci, suite à divers contre-temps fâcheux, n’a pu la concrétiser que maintenant, presque trente ans après le dernier volet

Entre reboot et relecture de la saga, le nouveau Mad Max est désormais incarné par Tom Hardy, qui reprend le lourd flambeau avec le charisme qu’on lui connaît. Tourné en Australie avec une majorité d’effets spéciaux « à l’ancienne », plutôt un atout, Fury Road se présente comme un divertissement survitaminé, très rock-n-roll mais particulièrement nanardesque. 

Il faut dire que Miller n’hésite pas à faire du neuf avec du vieux en reprenant la structure de Mad Max 2, qui s’articulait déjà autour d’une course-poursuite avec une citerne lancée à toute allure. Si les fans de la première heure devrait y trouver leur compte, les néophytes risquent, eux, d’avoir l’impression d’assister à deux heures de rallye-raid disputées par une horde de ch’tis hystériques revenant du Hellfest à bord de leurs Dragsters tunés. 

Il faut toutefois reconnaître que Miller parvient à offrir quelques séquences réussies – comment ne pas évoquer cette traversée de la tempête de sable ? – mais c’est bien peu, Mad Mad : Fury Road donnant trop souvent l’impression d’abuser de sa posture « cool et vintage », se permettant même quelques sorties de route de mauvais goût. Interrogeons-nous enfin sur la faiblesse scénaristique de ce volet qui n’a visiblement aucun remords à éclipser régulièrement son héros principal au profit de la (très bonne) Charlize Theron… L’action et le visuel au profit de la tension et de l’émotion, c’est le choix que semble avoir fait Miller. 

Au final, ce 4e Mad Max ne divertit que par intermittence et bombe beaucoup trop le torse alors qu’il ne brasse que du vent… et de la poussière.

La fiche

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MAD MAD : FURY ROAD
Réalisé par George Miller
Avec Tom Hardy, Charlize Theron, Zoë Kravitz, Nicholas Hoult…
Etats-Unis – Action, Science-fiction
Sortie en salle : 14 Mai 2015
Durée : 120 min


L’autre critique de MAD MAX : FURY ROAD

Mad-Max-review2




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5 années il y a
Spectacle survitaminé magnifique que le FA, pas menteur pour autant, nous avait tant, juste trop, fait espérer.

Le scénario est le point faible du film. Pas tant à cause de sa relative simplicité.
Plutôt par un manque d’explication sur certains traits comme les vision de Max, ce qui tourne autour des war boys, des différents forces présentes chez les « méchants », comme si l’univers, délirant, n’était pas complet. Certaines ellipses donnent aussi un sentiment d’incohérence sur cette longue et furieuse route.
POSSIBLE SPOILER
Mais surtout, Max, n’est plus le personnage principal, le plus actif, a tel point que le film devrait s’appeler Mad Furiosa.
FIN DU POSSIBLE SPOILER
C’est là un glissement qui constitue l’erreur majeure du film.
Par ailleurs aussi louable que soit la réalisation de cascades lives, le look hyper travaillé manque parfois singulièrement de réalisme.

Pourtant l’histoire est noire. Voir le sort réservé à certains personnages. Loin, très loin, de ce qui est habituellement toléré dans un cinéma hollywoodien, comme ce plan à demi off proprement hallucinant…
Hallucinant aussi le démarrage du film, une intro à la James Bond version post apocalypse. Au montage dément qui ne seras pas en reste tout le long.
Savoureux les nombreux clins d’œil discrets aux films précédents.

Reste que par le manque d’une histoire et de personnages réellement empathiques, la somme du tout de ce reload, puissance au carré niveau spectaculaire, du 2 laisse sur la faim. Faim qui seras peut-être rassasié dans les suites, préquelles, spin off, quoi que ce soit déjà envisagés.

Ynausicaa
Ynausicaa
5 années il y a
Je vous trouve un peu dur. …
Certes, ce n’est pas un grand film, j’y suis allée entre amis pour me détendre et c’est ce que j’ai trouvé, un divertissement… un peu barré. C’edt quoi ce guitariste poendant une course poursuite?!?
Quant à l’univers, il m’a rappelé Gunnm, un poil cyber punk. .. Très sombre, défaitiste. ..
Ce qui m’a le plus gêné, c’est le retrait de Max et cette viix française mon dieu. … Mon vieux pathe ne propose pas de VOST, et à chaque, je n’apprécie pas autant que je voudrais mes films…
Pour conclure, un bon divertissement, et je découvre très tard, il me semble Tom Hardy. Il n’est jamais trop tard non?
Mad Max
5 années il y a
Après une profusion de bande-annonces toutes plus excitantes les unes que les autres, « Mad Max : Fury Road » sort enfin au cinéma, avec la ferme attention de casser la baraque. C’est que, 30 ans après ses dernières aventures sur grand écran, Max avait bien besoin d’un petit coup de jeune, surtout après le ratage qu’était l’opus 3. Miller l’avait promis, Miller l’a fait. Son film, tant un sequel qu’un reboot, est une tuerie. Un film d’action dément, jouissif et virtuose qui défonce tout sur son passage. Un blockbuster comme on en a pas vu depuis des lustres, comme on en a jamais vu en fait… Tom Hardy reprend le flambeau et incarne avec beaucoup d’aisance et de naturel Max, qui deviens ici… un poil schizo… mais qui reste, oh oui, bien BADASS ! Néanmoins, notre anti-héros préféré se fait presque voler la vedette par une nouvelle venue, l’imperator Furiosa. Un perso de première classe interprété par la sublimissime Charlize Theron, crâne rasé et bras en moins pour l’occasion. Côté méchant, on a un mélange de ceux des volets précédents : le grand bad guy de l’histoire a la chevelure de Tina Turner, alias Entity, le masque et le style « leader de secte » d’hummungus, et le visage de Toecutter du premier film, car c’est le même acteur. Oui, il fait pas mal flipper ! Le film démarre à cent à l’heure pour ne plus ralentir avant la fin de la route. Si l’on omet, bien sûr, les baisses de rythmes ponctuées de séquences émotions au moins aussi prenantes que les scènes d’action. Le long-métrage fait état d’une véritable perfection formelle et stylistique, que ce soit dans la mise en scène, prodigieuse, endiablée, dans la photographie, somptueuse et graphiquement épatante, ou dans la musique, délicieuse, monumentale. Tout est grandiose, magnifique, puissant. Car « Fury Road » n’est pas uniquement un film d’action. C’est une fresque sur l’humanité, en tant que telle, sur le monde, et comment l’Homme le traite, comment il accapare et exploite ses vertus… Le nouveau « Mad Max » est un défilé de cascades tonitruantes (sans CGI… enfin très peu) dans un tourbillon de sang, de feu et de sable. Un must, déjà.
salle cinema paris
5 années il y a
J’entends plusieurs avis différents depuis une semaine : ceux qui me parlent d’un super film, plein d’énergie et ceux qui me parle d’un bon divertissement sans plus. J’irai donc me faire mon propre en ayant pas trop d’attentes non plus
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