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HARRY POTTER ET LE PRINCE DE SANG MÊLÉ

7
Bonne adaptation

L’étau démoniaque de Voldemort se resserre sur l’univers des Moldus et le monde de la sorcellerie. Poudlard a cessé d’être un havre de paix, le danger rode au coeur du château… Mais Dumbledore est plus décidé que jamais à préparer Harry à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Pour les aider dans cette délicate entreprise, Dumbledore va relancer et manipuler son ancien collègue, le Professeur Horace Slughorn, qu’il croit en possession d’informations vitales sur le jeune Voldemort… 

Felix Felicis.

Le sixième volet des aventures d’Harry Potter est très souvent considéré comme l’un des meilleurs romans de la saga littéraire ; pour ce qui est du film, les avis divergent un peu plus. Le reproche le plus souvent évoqué est celui d’un film qui met trop l’accent sur la comédie et la rom-com pour adolescents. Pourtant Harry Potter et le Prince de Sang-mêlé est une très bonne adaptation du livre, qui lui-même contrebalance énormément la noirceur de l’intrigue par des élans de comédie, comme l’ensemble de la saga littéraire d’ailleurs. Là où les chapitres cinématographiques ont de plus en plus tendance à supprimer les petites histoires annexes des écoliers pour se centrer sur la quête d’Harry, ce sixième opus sait prendre son temps et gambader un peu dans les couloirs de Poudlard, pour retrouver une ambiance de camaraderies teintée d’amours adolescents.

Pour qui connaît la suite de l’histoire, on sait que l’on assiste ici aux derniers instants d’une insouciance adolescence avant que nos héros ne basculent dans la vie d’adulte. Insouciance qui passe par des bluettes et de la romance un peu trop chaste (mais comment ne pas s’émouvoir de ce premier baiser entre Harry et Ginny, lors d’une scène qui atteint une subtilité et une sensibilité rare dans la version cinéma de la saga), mais aussi par des allusions qui apparaissent entre les lignes, de sous-entendus gentiment salaces à des métaphores, revendiquées par le réalisateur David Yates, des drogues et addictions (potions en tous genres qui circulent dans les couloirs de l’école, séquence fugace d’une Hermione titubante, ou encore Harry devenu dépendant d’un manuel de potion).

Entre L’Ordre de Phénix, qui voit renaître la guerre contre les forces du mal, et Les Reliques de la mort, point finale de cette guerre, Le Prince de sang-mêlé peut paraître assez calme en termes d’action. Une volonté sûrement assumée, les deux seules batailles étant même relativement vite expédiées. La noirceur de ce sixième opus se veut plus intime. Voldemort n’apparaît qu’à travers la Pensine (notamment sous les traits de Frank Dillane, étonnement charismatique pour son âge) mais son ombre plane sur tout le film.

On y voit également un Dumbledore affaibli, sur le point de sombrer, achevant de former celui qui sera son successeur, notamment au cours de la scène majeure du film, celle de la caverne, qui sonne comme la véritable passation de pouvoir entre les deux sorciers. L’ambiance très sombre de cette séquence doit énormément à sa magnifique photographie qui flirte avec le noir et blanc. Le frenchie Bruno Delbonnel a d’ailleurs fait un excellent travail sur l’ensemble de film, travaillant magnifiquement les ombres et les lumières, créant de somptueux tableaux en contre-jour. Ainsi, au moins visuellement parlant, il est difficile de ne pas classer Harry Potter et le Prince de sang-mêlé parmi les meilleurs épisodes de la saga cinématographique.

La fiche

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HARRY POTTER ET LE PRINCE DE SANG MÊLÉ
Réalisé par David Yates
Avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, Michael Gambon, Alan Rickman…
Grande-Bretagne, Etats-Unis – Fantastique, Aventure
Sortie : 15 Juillet 2009
Durée : 152 min




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