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GUERRIERE, LORE : Jeunes allemandes nazies

DAVID WNENDT | DRAME | ALL | 100 MIN | 27 MARS 2013 | ALINA LEVSHIN, JELLA HAASE

MARISA, 20 ANS, FAIT PARTIE D’UN GANG DE NÉO-NAZIS AU NORD DE L’ALLEMAGNE. TATOUÉE DE SWASTIKAS, LE CRÂNE RASÉ, ELLE DÉTESTE LES ÉTRANGERS, LES JUIFS, LES NOIRS ET FLICS, À SES YEUX TOUS COUPABLES DU DÉCLIN DE SON PAYS ET DE LA MÉDIOCRITÉ DE SON EXISTENCE. MANIFESTATIONS DE HAINE, VIOLENCE ET BEUVERIES RYTHMENT SON QUOTIDIEN, JUSQU’À L’ARRIVÉE EN VILLE D’UN RÉFUGIÉ AFGHAN ET L’IRRUPTION DANS SON GANG D’UNE ADOLESCENTE DE 14 ANS. CES NOUVEAUX VENUS METTENT À MAL LE FANATISME DE MARISA… Présenté comme le penchant allemand de This is England, Guerrière suit Marisa au sein d’un gang néo-nazi. Malheureusement, à moins que l’on se cantonne à faire des rapprochements faciles et insuffisants à cause de coupes de cheveux skinhead ou de scène finale sur la plage, les deux films n’ont pas grand chose à voir. En effet, si This is England était un film coup de poing réussi, Guerrière se contente d’accumuler les stéréotypes sans jamais dépasser une intrigue simpliste eet manichéenne. Les personnages manquent sérieusement d’épaisseur, tout en étant lourdement stéréotypés (la jeune qui s’attache à l’immigré en dépit de ses idéaux racistes, le papy attachant qui dissimule des pensées antisémites nauséabondes, la mère dépressive mal-aimée dans son enfance, l’adolescente tyrannisée par un père trop autoritaire et exigeant, etc). Reconnaissons toutefois deux réussites au long-métrage : la prestation percutante dans le rôle titre d’Alina Levshin et une photographie plutôt soignée offrant quelques très beaux plans, ça et là. 

CATE SHORTLAND | DRAME | ALL/AUS | 108 MIN | 20 FEVRIER 2013 | SASKIA ROSENDHAL, KAI MALINA

EN 1945, À LA FIN DE LA GUERRE, LORE UNE JEUNE ADOLESCENTE, FILLE D’UN HAUT DIGNITAIRE NAZI, TRAVERSE L’ALLEMAGNE AVEC SES FRÈRES ET SŒURS. LIVRÉS À EUX-MÊMES, AU MILIEU DU CHAOS, LEUR CHEMIN CROISE CELUI DE THOMAS, UN JEUNE RESCAPÉ JUIF.
POUR SURVIVRE, LORE N’A D’AUTRE CHOIX QUE DE FAIRE CONFIANCE À CELUI QU’ON LUI A TOUJOURS DÉSIGNÉ COMME SON ENNEMI… Nazisme et jeune fille livrée à elle-même également dans Lore, sorti le mois dernier en toute discrétion dans nos salles. Le nouveau long-métrage de Cate Shortland (auteur du notable Somersault, avec Abbie Cornish) comporte des thématiques similaires à Guerrière. Cependant, l’histoire de son personnage principal féminin se déroule en 1945, à l’issue de la seconde guerre mondiale. Après la disparition de ses parents ayant suivi la chute du régime hitlérien, Lore se retrouve avec ses petits frères et soeurs sur les bras, avec comme mission de rejoindre le nord du pays et le domicile de leur grand-mère. Le périple sera périlleux, les américains étant bien décidés à éradiquer (et donc à éliminer) les nazis du pays. Au cours de celui-ci et à un moment délicat, elle est assistée par Thomas, qui se présente alors comme un rescapé juif. Une relation d’amour-haine va se tisser entre eux, la jeune fille étant partagée entre la doctrine fasciste dans laquelle elle a été baignée et cette attention et cette bienveillance dont elle a tant manqué et qui lui sont offerts par le jeune homme. Si le film a le mérite d’offrir un regard intéressant sur l’Histoire du point de vue des familles nazies, on regrette un rythme trop monotone et une ambiance cotonneuse qui ne sied pas forcément à l’histoire. On retiendra toutefois – et là aussi – la prestation de l’actrice principale. 




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Wilyrahdasola Auteurs de commentaires récents
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dasola
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Bonjour Wilyrah, pour Lore, je n’ai pas encore eu l’occasion de le voir et il ne se donne pratiquement plus. C’est le sujet qui m’intéresse. Bonne journée.