featured_vers-la-lumière

VERS LA LUMIÈRE

Émouvant
 Misako aime décrire les objets, les sentiments et le monde qui l’entoure. Son métier d’audiodescriptrice de films, c’est toute sa vie. Lors d’une projection, elle rencontre un célèbre photographe dont la vue se détériore irrémédiablement. Naissent alors des sentiments forts entre un homme qui perd la lumière et une femme qui la poursuit. 

L’appel du jour.

Première réalisatrice de la compétition à présenter son long-métrage (avant Sofia Coppola et Lynne Ramsay), Naomi Kawase entretient, comme bon nombre de ses concurrents, une relation de confiance avec le Festival de Cannes. Récompensée en 2007 par le Grand Prix pour l’éprouvant La Forêt de Mogari, elle est repartie bredouille en 2014 avec Still the Water avant de rejoindre la sélection Un Certain Regard en 2015 pour faire goûter ses Délices de Tokyo. De retour en terre cannoise, sera-t-elle la seconde cinéaste féminine à décrocher la Palme d’or avec Vers la lumière ?

Douzième film de la compétition, Vers la lumière (Hikari en version originale) est apparu comme un moment d’apaisement au sein d’une sélection hantée par le malaise et le drame. Suivant une histoire d’amour impossible entre une audio-descriptrice et un photographe perdant progressivement la vue, le film s’est imposé en délicatesse grâce à sa sensibilité et sa poésie. Admirablement interprété par deux acteurs touchants, ce joli mélo manque toutefois de souffle et d’ampleur pour pleinement s’envoler et tutoyer les sommets. Un bel instant de douceur.
 



VERS LA LUMIÈRE – Japon – Drame, romance. – Sortie prévue : 10 janvier 2018. Réalisé par : Naomi Kawase. Avec : Masatoshi Nagase, Ayame Misaki, Tatsuya Fuji… Durée : 103 minutes. 

Critique express réalisée durant le Festival de Cannes.



Poster un Commentaire

avatar
  S’abonner  
Notifier de