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THE DEEP BLUE SEA

 

TERENCE DAVIES | UK/USA | 115 MIN | 17 MAI 2012 | RACHEL WEISZ, TOM HIDDLESTON

Hester Collyer, épouse de Sir William Collyer, haut magistrat britannique, mène une vie privilégiée dans le Londres des années 1950. A la grande surprise de son entourage, elle quitte son mari pour Freddie Page, ancien pilote de la Royal Air Force, dont elle s’est éperdument éprise. Sir William refusant de divorcer, Hester doit choisir entre le confort de son mariage et la passion.

Seconde adaptation de la pièce de théâtre éponyme de l’auteur britannique Sir Terrence Rattigan après celle de Anatole Litvak, The Deep Blue Sea nous raconte le destin de Hester, jeune femme passionnée qui se sent à l’étroit dans un mariage matériellement confortable mais terriblement platonique. Au début des années 50, la belle et jeune épouse va s’amouracher d’un séducteur en tous points opposé à son époux. La passion qu’elle ressent à son égard va progressivement la consumer jusqu’à la pousser à commettre l’irréparable – en tout cas à s’y atteler, en vain. Le pitch est assez classique et son exécution également. Soignée mais un brin précautionneuse, le souffle romanesque parvient toutefois à émerger par moments – en grande partie grâce à la sublime interprétation de Rachel Weisz, actrice sous-estimée capable de sublimer de très nombreux rôles (Agora, My blueberry nights, The Constant Gardener, The Fountain), actrice que nous avons hâte de la retrouver dans le dernier film de Fernando Meirelles, 360, avec qui elle collabore pour la seconde fois – critique à venir très prochainement.

Fragile, à fleur de peau, elle donne vit à son personnage malgré une mise en scène un peu trop figée. On sent l’influence que Terence Davies est allé puiser son inspiration chez Hitchcock, son film rappelant parfois le classique Les enchaînés. Hester cherche à définir sa propre vie en dépit des conventions et l’éducation dans lesquelles son père puis son mari l’ont enfermée. Ses deux partenaires ne s’en sortent pas aussi bien et plus spécialement le populaire Tom Hiddleston dont le jeu est parfois trop théâtral pour convaincre complètement.

Un peu sage et écrasé par les partitions de violon, le triangle amoureux mis en scène avec élégance et classicisme par Terence Davies est sublimé par la prestation de son actrice principale, la superbe Rachel Weisz. 

 THE DEEP BLUE SEA ●●



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[récap] LES BLEUS DE 2012 : LES INTERMÉDIAIRES « LE BLEU DU MIROIR | DE FILMS EN AIGUILLES : CRITIQUES CINEMAinthecrazyheadWilyrahWolvy128dasola Auteurs de commentaires récents
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dasola
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Bonjour Wilyrah, oui, heureusement qu’il y a Rachel Weisz… car j’ai trouvé la musique ampoulée surtout pendant les 5 premières minutes du film (j’ai eu très peur car j’ai cru le film était muet avec cette musique pompier). L’histoire d’amour déchirante ne pas émue une minute. C’est trop cérébral pour moi. Je n’ai rien ressenti devant les corps enlacés. En revvanche, j’aime bien quand Davis fait chanter les gens dans les pubs. Là, il y a quelque chose qui se passe. Bonne journée.
Wolvy128
Invité
Le casting me plaît beaucoup, je pense bien que je tenterais le coup 😉
inthecrazyhead
Invité
Splendide Rachel Weisz, histoire passionnelle qui aurait pu être plus attrayante si les personnages « secondaires » étaient plus mis en avant. Du coup, me suis ennuyée à plusieurs reprises … Et surtout, j’aurais bien aimé voir Tom Hiddleston plus présent, c’est un acteur qui a du potentiel 😉
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