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SOUS SURVEILLANCE

ROBERT REDFORD | THRILLER | USA | 124 MIN | 8 MAI 2013 | ROBERT REDFORD, SHIA LABEOUF, JULIE CHRISTIE

EN 1969, UN GROUPE DE MILITANTS RADICAUX APPELÉS WEATHER UNDERGROUND REVENDIQUE UNE VAGUE D’ATTENTATS AUX ETATS-UNIS POUR PROTESTER CONTRE LA GUERRE DU VIETNAM. LA PLUPART DE SES MEMBRES FURENT EMPRISONNÉS, MAIS QUELQUES-UNS DISPARURENT SANS LAISSER DE TRACE… JUSQU’À AUJOURD’HUI. L’ARRESTATION DE SHARON SOLARZ, L’UNE DES ACTIVISTES, REMET CETTE AFFAIRE SUR LE DEVANT DE LA SCÈNE, AU POINT D’ATTISER LA CURIOSITÉ DU JEUNE ET AMBITIEUX REPORTER BEN SCHULBERG. JOUANT DE SES RELATIONS AU FBI, IL RASSEMBLE PETIT À PETIT LES PIÈCES DU PUZZLE, LE MENANT JUSQU’À JIM GRANT, UN AVOCAT APPAREMMENT SANS HISTOIRES… LORSQUE CELUI-CI DISPARAIT BRUSQUEMENT, LE JOURNALISTE SE LANCE SUR SA PISTE, DÉTERMINÉ À LE RETROUVER AVANT LE FBI. Il ne fait pas bon vieillir… À l’image d’un Clint Eastwood qui peine à se réinventer jusqu’à devenir ennuyeusement embarrassant, Robert Redford semble être resté dans les années 70 (période à laquelle débute l’histoire de Sous surveillance) pour mettre en scène ce thriller à mi-chemin entre le survival et l’enquête. En effet, celui-ci nous livre une prestation (devant comme derrière la caméra) qui n’inspire que de la pitié tant celui-ci se fixe une barre qu’il se croit encore capable d’atteindre. Sa mise en scène et sa narration semblent bien fades et obsolètes, tandis que son jeu d’acteur ne suscite rien d’autre qu’un désolant haussement d’épaules. Louable était son intention de montrer qu’il est encore là et qu’il a des choses à dire et des causes à défendre (surtout qu’il vaut toujours mieux faire le gauchiste démago que le vieux con réac). Malheureusement, l’indulgence ne suffit pas à masquer l’ennui – qui s’installe avec insistance après la première demie-heure et qui ne ne quittera quasiment plus jusqu’au générique de fin. Pour lui donner la réplique (le plus souvent de loin ou en retrait), Redford a choisi le jeunot Shia Labeouf qui tient plutôt la route sans faire des miracles. Finalement, pour trouver un véritable motif de satisfaction (mais également et paradoxalement le plus frustrant), il faudra regarder du côté des personnages secondaires avec cette armada exceptionnelle de seconds rôles sous-exploités (Richard Jenkins, Brit Marling, Julie Christie, Nick Nolte, Stanley Tucci, Brendan Gleeson…) qui ne peut que faire regretter au spectateur un scénario aussi convenu. Sous surveillance n’est au final pas vraiment un thriller mais un long-métrage pantouflard et donneur de leçons de la part d’un vieux loup qui n’a pas su s’arrêter avant de commencer à radoter. 




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Thom Left
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Thom Left
Moi qui pensais me laisser tenter… je vais y réfléchir à deux fois.
selenie
Invité
Là je suis d’accord… Pas si dur sur la note toutefois… Style anachronique et des tonnes d’incohérences… Heureusement les acteurs y croient assez pour convaincre un minimum… 2/4
dasola
Invité
Bonjour Wilyrah, bouh, tu es vraiment dur sur ce film. C’est pantouflard (et alors?). Moi, j’ai beaucoup aimé, na! Bonne journée.