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LES ÉTERNELS

La fiche

Réalisé par Zhangke Jia Avec Zhao Tao, Fan Liao, Zheng Xu…
ChineRomance, drame – Sortie : 27 février 2019 Durée : 136 mn

Synopsis : En 2001, la jeune Qiao est amoureuse de Bin, petit chef de la pègre locale de Datong. Alors que Bin est attaqué par une bande rivale, Qiao prend sa défense et tire plusieurs coups de feu. Elle est condamnée à cinq ans de prison. À sa sortie, Qiao part à la recherche de Bin et tente de renouer avec lui. Mais il refuse de la suivre. Dix ans plus tard, à Datong, Qiao est célibataire, elle a réussi sa vie en restant fidèle aux valeurs de la pègre. Bin, usé par les épreuves, revient pour retrouver Qiao, la seule personne qu’il ait jamais aimée…

La critique du film

Depuis son prix du scénario en 2003 pour A Touch of Sin, Jia Zhang-Ke est devenu l’un des enfants chéris de la Croisette. Membre du jury officiel l’année suivante puis récipiendaire du Carrosse d’Or en 2015 alors qu’il présentait son dernier film en compétition, Au-delà des montagnes, il n’a, en définitive, plus jamais quitté les terres cannoises. À nouveau sélectionné par Thierry Frémaux pour cette 71ème édition, il revient briguer la Palme d’or avec Les Éternels.

Inévitablement, un cinéaste est amené à remettre perpétuellement en question ses thématiques fétiches et ses obsessions sans quoi les sirènes de la redite ne tardent pas à se manifester. Il est désormais temps pour celles de Jia Zhang-Ke de retentir afin d’endiguer une redondance tristement entamée avec Les Éternels. Tandis que les attentes autour de ce polar se transformant en fresque romanesque étaient élevées, le long-métrage s’est finalement rêvé en jumeau de son prédécesseur, Au-delà des montagnes, en lui empruntant son découpage, son actrice, sa narration et ses gimmicks musicaux. Jia Zhang-Ke a, dès lors, beau devenir un maître dans l’art de mettre en scène des tubes improbables (après « Go West », « YMCA »), il s’épuise ici à réécrire un portrait de femme qu’il avait déjà réalisé dans un mashup avec A Touch of Sin qui fleure le réchauffé.



Critique initialement rédigée durant le festival de Cannes 2018.


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Légère frustration en effet, pour ce film qui ressemble un peu à un jalon pour Jia Zhang-Ke. Le film reste tout de même d’une qualité plastique indéniable, et Zhao Tao est épatante.