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GRETA

La fiche

Réalisé par Neil Jordan – Avec Isabelle Huppert, Chloë Grace Moretz, Maika Monroe – Thriller – Etats-Unis – 12 juin 2019 – 1h38

Quand Frances trouve un sac à main égaré dans le métro de New York, elle trouve naturel de le rapporter à sa propriétaire. C’est ainsi qu’elle rencontre Greta, veuve esseulée aussi excentrique que mystérieuse. L’une ne demandant qu’à se faire une amie et l’autre fragilisée par la mort récente de sa mère, les deux femmes vont vite se lier d’amitié comblant ainsi les manques de leurs existences. Mais Frances n’aurait-elle pas mordu trop vite à l’hameçon ?

La critique du film

Une jeune femme trouve un sac à main dans le métro. Celle-ci, bien altruiste, part en quête de sa propriétaire et se rend même à son domicile pour lui restituer, restant même pour prendre un café. Bien sûr. Visiblement pas coutumière de la peur de l’étranger, celle-ci se lie d’amitié avec cette veuve esseulée qu’elle connait pourtant très peu. Voilà pour le postulat risible de Greta, le thriller absurde de Neil Jordan.

Alors que la jeune Frances passe de plus en plus de temps avec Greta, devenue une sorte de figure maternelle de substitution, elle découvre bientôt le pot aux roses : sa nouvelle confidente possède en fait un buffet rempli de sacs à main identiques qu’elle sème dans la Grande Pomme pour attirer les filles crédules. La blanche colombe réagit enfin de façon censée et tente de rompre le contact. Mais la marâtre psychopathe ne l’entend pas de cette oreille et s’accroche à elle comme du chewing-gum, devenant une stalkeuse de compétition face à une victime aussi gourde qu’un lièvre piégé devant les phares d’un véhicule.

Le spectateur labmda pourrait y trouver son compte avec amusement si le cabotinage de la Huppert et la niaiserie de Moretz ne rendaient pas son visionnage insupportable. Pour ne rien arranger, Greta est affublé d’une partition musicale abominable et de dialogues d’une bêtise assourdissante. Reste ainsi trois bons quarts d’heure à se demander comment Isabelle Huppert peut s’employer avec une telle constance, film après film, à massacrer sa filmographie en acceptant des rôles soi-disant à contre-emploi mais terriblement effrayants d’inconsistance.

Car, en ce mois de la séquestration consentie, après le déjà pas terrible Ma, Greta se révèle aussi frissonnant qu’un sketch de Scènes de ménages.



La bande-annonce

Au cinéma le 12 juin