still_FRANKENWEENIE

FRANKENWEENIE (3D)

Après la mort soudaine de Sparky, son chien adoré, le jeune Victor fait appel au pouvoir de la science afin de ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami. Il lui apporte au passage quelques modifications de son cru… Victor va tenter de cacher la créature qu’il a fabriquée mais lorsque Sparky s’échappe, ses copains de classe, ses professeurs et la ville tout entière vont apprendre que vouloir mettre la vie en laisse peut avoir quelques monstrueuses conséquences…

Depuis plusieurs années, Burton déçoit voire ennuie. Capable, il y a quelques années, de pondre un chef d’oeuvre de poésie (Edward Scissorhands), de surprendre, d’amuser ou d’inquiéter avec Mars AttacksSleepy Hollow ou L’étrange noël de Mr Jack, le cinéaste américain qu’on ne présente désormais plus commence à lasser le public. Lasser par manque de renouvellement, lui qui choisit trop souvent les mêmes acteurs pour camper les premiers rôles de ses longs-métrages. Lasser par manque d’inspiration, après plusieurs métrages en mode auto-parodique. Son statut d’artiste n’est pourtant plus à démontrer, pas plus que sa maîtrise ou son talent. Mais force est de reconnaître qu’il n’enchante plus autant le public avec ces histoires que lui seul savait aussi bien conter.

Malgré quelques fulgurances et scènes intéressantes ainsi que le recrutement judicieux d’Eva Green, Dark Shadows nous avait lui aussi laissé sur notre faim. L’amélioration était perceptible mais insuffisante. Ce Frankenweenie laisse entrevoir un retour de la magie Burton pendant près de trois quarts d’heure : c’est étrange, drôle, décalé et touchant. Un Burton retrouvé. Malheureusement, à l’approche de l’heure de jeu, les joueurs semblent fatiguer et la rencontre devient plus insipide et brouillonne. Elle finit même en roue libre avec du grand n’importe quoi. L’inspiration n’est plus là et Frankenweenie souffre d’un remplissage « monstrueux », inutile et évident. Les trois bonnes dernières minutes ne suffiront pas à nous laisser sur une bonne impression en quittant la salle.

Frankenweenie laisse entrevoir un retour d’inspiration mais le niveau ne tient pas sur une heure et demie. Frustrant mais quelque part encourageant.

TIM BURTON | USA | 87 MIN | 31 OCTOBRE 2012 | CHARLIE TAHAN, WINONA RYDER, MARTIN LANDAU



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BIG EYES | Critique du film[récap] LES BLEUS DE 2012 : LES INTERMÉDIAIRES « LE BLEU DU MIROIR | DE FILMS EN AIGUILLES : CRITIQUES CINEMAheavenlycreaturedasolaMickael Auteurs de commentaires récents
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Ana
Invité
Ana
Pour moi, Dark Shadows ne passe pas. Mais alors absolument pas (oui, non, j’avais juste envie de dire ça).
Mickael
Invité
Mickael
Frankenweenie m’a laissé sur une bonne impression. Ta critique est intéressante, on y ressent d’ailleurs beaucoup de nuances en plein coeur de tes ressentis.

Pour ma part, j’ai été plutot enchanté et pris par le rythme constant du long métrage, qui va crescendo et prépare le spectateur pour un intense bouquet final…

La dernière demi heure part complétement en sucette…Du grand Tim Burton projeté dans un imaginaire hors norme…!

Mickael
Invité
Mickael

Je t’en prie ! J’écrivais auparavant sur un site de cinéma où j’étais chargé d’actualiser les news et les critiques de film ! J’ai un peu stoppé pour me consacrer à mon métier d’éducateur et d’autres choses ! Pour en revenir à Burton, à vrai dire, je dois être un mauvais critique à son encontre. J’ai un mal terrible à trouver les failles, ou les maladresses ou les petites incohérences qui font parfois pencher la balance… Je ne dois pas être loin d’avoir sa filmographie en intégralité…  » L’étrange noël de Monsieur Jack » est d’un incontournable ! » ( que j’ai… Lire la suite »

dasola
Invité
Rebonjour Wilyrah, et bien moi, j’ai beaucoup aimé ce film au noir et blanc et magnifique. Mon billet paraîtra sous peu. Bonne après-midi.
heavenlycreature
Invité
Nous sommes assez d’accord en fait sauf sur cette dernière partie que tu qualifies d’ « insipide et brouillonne » et que j’ai trouvé complètement folle et très drôle ! Sinon, dans ces dernières réalisations, j’avais déjà adoré Sweeney Todd (mon préféré de 2008!). 🙂
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