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DISPARUE

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Navet ultime

Après avoir travaillé toute la nuit, Jill Parrish rentre chez elle et découvre que sa sœur Molly a été enlevée. Elle-même s’étant sortie d’un kidnapping un an plus tôt, Jill est convaincue que le même tueur en série est revenu s’en prendre à sa sœur. La police refuse de la croire et personne ne lui apportera d’aide. Redoutant que Molly n’ait plus que quelques heures à vivre, Jill se lance dans sa propre traque.

Chaque année, il existe des croûtes dont on se demande qu’est-ce qui a bien pu pousser les distributeurs à leur accorder une sortie en salles et à occuper – pour au moins une ou deux semaines – une salle de projection qui aurait pu diffuser un métrage plus méritant. Lorsqu’on voit des films comme Sans Issue ou Identité Secrète bénéficier d’une sortie en salles, on s’interroge sur la naïveté des producteurs qui ont peut-être du penser un instant que leur navet ferait un bon coup au box-office. Avec leur tête d’affiche méconnue issue d’une saga ringarde ou d’une série télé sur le déclin, leur poster réalisé par le stagiaire de la prod’ et leur scénario recyclé condensant les pires scénarios de série B avec la dramaturgie d’un téléfilm de M6, l’échec est quasiment assuré et la sortie en direct-to-video en France paraît inévitable. Pourtant, quelques navets passent entre les mailles du filet. Si certains de ces étrons ultra-prévisibles parviennent à nous faire rire avec leur scénario rocambolesque, leurs rebondissements ahurissants et leurs répliques savoureusement réchauffées, ce Disparue n’y parvient même pas. Mauvais donc, mais tellement mauvais qu’il neutralise toute possibilité de détournement cynique. Il se paye même le luxe de réunir dans le même film la plus mauvaise actrice de Dexter (Jennifer Carpenter) et le plus mauvais acteur du récent Hunger Games (Wes Bentley). 

Des courses-poursuites dignes d’un feuilleton policier de TF1, des dialogues mécaniques, des seconds rôles volontairement chelous pour tenter de brouiller les pistes et dissimuler les carences scénaristiques, une photographie assez vilaine et une affiche qui ressemble à s’y méprendre à celle de Salt – terrible thriller avec Angelina Jolie. Décidément, on peut dire que pour Disparue personne ne s’est foulé. Même Amanda Seyfriend livre une performance fade et semble réciter ses répliques sans grande conviction. On peut la comprendre. Sortant sur les écrans le 23 Mai, il ressemble sans aucun doute à un cadeau empoisonné. 

HEITOR DHALIA | 95 MIN | 23 MAI 2012 | AMANDA SEYFRIED, JENNIFER CARPENTER



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Wolvy128
Invité
Je le regarderai peut-être en DVD mais certainement pas au ciné. Ça sent le navet à plein nez et ta critique négative n’est pas la première que je vois pour ce film 😛
ffred
Invité
Pourquoi tu vas voir ça aussi ?? C’est écrit NAVET qui clignote sur l’affiche ! 🙂
ASBAF
Invité
Tu es en train de dire que tu n’aimes pas Debra Morgan ?
Le TrAin FAntome
Invité
Le TrAin FAntome
En gros, c’est un peu le cinéma qui disparait avec ce film ?
trackback
[…] des adolescents du monde entier –  même si les adultes y ont également eu droit avec les Disparue, Dos au mur, Hercules et autres Insaisissables. Là où Harry Potter maintenait un niveau de […]