featured_Berlin-syndrome

BERLIN SYNDROME

Convenable

Alors qu’elle est en vacances à Berlin, une photographe australienne rencontre un homme charismatique. Après une nuit passionnée, elle se réveille enfermée dans l’appartement de cet homme et réalise qu’il a l’intention de ne jamais la laisser sortir.

Entre les murs de Berlin.

Berlin Syndrome, comme la plupart des films de kidnapping, de nature, prennent d’emblée le spectateur en otage. Nul ne cautionne qu’une jeune femme soit retenue contre son gré par un homme malfaisant. Qu’il soit producteur de cinéma ou juste photographe. À chaque opportunité de s’affranchir de son emprisonnement, l’audience trépigne. À chaque nouvel espoir, elle se réjouit. Reste maintenant au film à construire autour de ça. Berlin Syndrome n’est qu’à moitié concluant de ce point de vue là.

Bien entendu, il sera difficile pour les films de séquestration d’égaler la tension et la force émotionnelle ressenties avec Room, qui offrit un Oscar mérité à la formidable Brie Larson. Mais à la découverte de Berlin Syndrome, avec le « Sensate » Max Riemelt, et sous la direction de la réalisatrice de Somersault et Lore, l’espoir d’une bonne série B de l’acabit de La disparition d’Alice Creed (dans lequel se révélait Gemma Arterton) n’est pas déraisonnable.

Entre deux occasions de dénuder Teresa Palmer, le film emprunte un chemin plutôt tranquille – et sans audace – où le Syndrome de Stockholm se met en place et conduit Claire d’être de plus en plus à l’aise chez son oppresseur. Même lorsque celle-ci tombe sur des indices laissant penser qu’elle n’est pas la première victime de cette appartement verrouillé. Pas grand chose de consistant de ce point de vue là mais les comédiens, ainsi qu’une réalisation plutôt soignée, permettent malgré tout à Berlin Syndrome de s’en sortir avec les honneurs.

Au final, le film de Cate Shortland contient plus de style que de substance et met en exergue les mêmes limites d’un cinéma prometteur mais jamais pleinement satisfaisant. Ainsi, comme son héroïne un brin naïve, celui-ci reste trop en surface et se contente d’un bel emballage, d’un modeste feu d’artifice et de petites illuminations de Noël en espérant que la magie opère.

La fiche

BERLIN SYNDROME
Réalisé par Cate Shortland
Avec Teresa Palmer, Max Riemelt..
Australie – Thriller
Sortie (Netflix) : 25 août 2017
Durée : 
112 min




Poster un Commentaire

avatar
  S’abonner  
Notifier de