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LES RÉVOLTÉS DE L’ÎLE DU DIABLE

 

 MARIUS HOLST | NORVEGE | 115 MIN | 23 NOVEMBRE 2011 | STELLAN SKARSGARD, BENJAMIN HELSTAD, KRISTOFER JONER

Hiver norvégien, début du 20ème siècle. Dans la maison de redressement de Bastoy, un nouveau détenu pousse les autres à se révolter contre une direction autoritaire et brutale. Une violente émeute commence alors mais jusqu’où sont-ils prêts à aller ?

Le cinéma nordique offre parfois quelques belles pépites cinématographiques. Après Just Another Love Story ou Morse, le film de Marius Holst est une nouvelle oeuvre réussie venue du nord. Sortie – malheureusement – dans une relative discrétion, cette histoire inspirée de faits réels suit le destin de quelques adolescents envoyés sur une île norvégienne qui fut il y a quelques décennies un camp de redressement. Imposant un style rigoureux et frontal rappelant parfois le très réussi Dog Pound (2010) ou encore Magdalene Sisters (2002), le réalisateur confronte rapidement le spectateur à l’isolement de ses jeunes et à la discipline féroce de Bastoy visant à les remettre dans le droit chemin.

Ce drame norvégien comporte certes une intrigue plutôt classique et des aspirations assez familières pour les films de prison (révoltes, tentatives d’évasion, cohabitation difficile avec les autres détenus…). Porté par des acteurs incroyables d’intensité, dont se distingue l’imposant Stellan Skarsgård dans le rôle du directeur, Les Révoltés de l’île du Diable bénéficie d’une mise en scène vigoureuse et soignée (cadrages, mouvements de caméra, rythme narratif) offrant un récit âpre et poignant au réalisme brutal et quelques échappées poétiques.

Les Révoltés de l’île du Diable est une fable sauvage et puissante sur un groupe de mineurs délinquants refusant la soumission à une autorité arbitraire et parfois cruelle qu’on leur impose du fait de leurs écarts passés. S’appuyant sur des acteurs impeccables de justesse et de sobriété, Marius Holst transcende les codes de son film de prison grâce à une mise en scène stylisée et un récit poignant se déroulant dans le cadre glacial et isolé d’un bout de terre norvégien.

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(critique) BLACKBIRD « LE BLEU DU MIROIR | DE FILMS EN AIGUILLES : CRITIQUES CINEMA[ciné] TOP CINEMA 2011 « LE BLEU DU MIROIR | DE FILMS EN AIGUILLESmaggiealamissamounMaxLaMenace_89 Auteurs de commentaires récents
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MaxLaMenace_89
Invité
J’en ai vu des extraits à la télévision, ça a l’air franchement sympa, et ton avis m’incite d’autant plus à aller le voir… En espérant qu’une salle près de chez moi daigne le diffuser.
alamissamoun
Invité
Intéressant, je jetterais un oeil 🙂
maggie
Invité
J’avais beaucoup aimé les magdalenes sisters donc je note ce film qui a l’air d’aborder les mêmes thèmes dans un cadre différent…
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[…] [ciné] LES RÉVOLTÉS DE L’ÎLE DU DIABLE […]
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[…] En voyant Blackbird, on pense inévitablement aux remarquables Dog Pound (de Kim Shapiron) et Les révoltés de l’île du diable (de Marius Holst), deux longs-métrages indispensables. Si Blackbird n’atteint pas le niveau […]