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BILAN 2018 | FLOPS : Nos déceptions cinéma de l’année

Déception (n.f) : Sentiment d’une personne trompée dans ses espérances. Désillusion, fait d’être déçu, de subir une situation jugée comme en dessous de ce que l’on attendait.

L’année 2018 aura également été une cruelle année en termes de déceptions. De grands cinéastes ont déçu, de notables attentes n’ont pas été satisfaites. De Woody Allen à Steven Soderbergh, en passant par Terry Gilliam le maudit, d’incontournables auteurs ont proposé des productions mineures et/ou inabouties cette année. Enfin, après de belles promesses, quelques réalisateurs montants n’ont pas vraiment réussi le rite de passage du second film.

Voici donc 17 films ayant majoritairement déçu les membres de la rédaction, de janvier à décembre 2018, sur grand mais aussi sur petit écran.



Wonder wheel de Woody Allen

« Aussi antipathique et grossier que son Blue Jasmine, le dernier film d’Allen annonce une sortie par la toute petite porte pour cet artiste estimé pour sa carrière. » d’après Thomas Périllon

Le 15h17 pour Paris de Clint Eastwood

« Un film ni fait, ni à faire qui esquive un potentiel huis clos au profit d’un atroce mélange entre le patriotisme pour les nuls et une publicité géante dédiée à Thomas Cook Voyages. » assène Céline Bourdin.

Kings de Deniz Gamze Erguven

« Vraiment dommage de voir Deniz Gamze Ergüven louper la confirmation du second film après le très beau Mustang. Kings s’éparpille bien trop dans une narration confuse et un propos dilué à l’extrême. » regrette Céline Bourdin.

Psychokinesis de Sang-Ho Yeon

Après Dernier train pour Busan, « Psychokinesis a tout du film moyen, ni très enthousiasmant ni spécialement honteux, juste dans un entre-deux qui laisse indifférent. Et c’est peut-être ça le pire… » regrette Florent Dufour.

L’homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam

« Don Quichotte est donc à la fois expéditif et trop long, victime d’un montage au hachoir voulant tout montrer sans jamais rien développer. » déplore Paul Hébert.

Jurassic world : Fallen kingdom de Juan Antonio Bayona

« Bien que moins raté que son aîné, ce 2e chapitre feignant l’évolution se traîne au contraire une production primitive. » déplore Thomas Périllon.

Paranoïa de Steven Soderbergh

« Si le défi stylistique et logistique ravira les plus fervents adeptes de l’innovation, la série B confidentielle de Soderbergh pourrait toutefois laisser de nombreux spectateurs sur la touche. » prévient Thomas Périllon.

Under the silver lake de David Robert Mitchell

« Under the silver lake paraît surtout bien tortueux et inabouti pour peu de choses malgré son indéniable ambition, la prestation déjantée d’Andrew Garfield et la frénésie d’une ambiance décalée. » selon Céline Bourdin.

BlacKkKlansman de Spike Lee

« En utilisant le passé pour parler du présent et surtout montrer que rien n’a vraiment changé, Blackkklansman est réussi dans son propos, il s’avère bien décevant sur la forme, assez conventionnelle, avec un rythme plat et une intrigue qui manque d’ampleur. » regrette Fabien Genestier.

La prophétie de l’horloge de Eli Roth

« Quelques mois après l’épouvantable et irresponsable Death Wish, Eli Roth signe La Prophétie de l’horloge, devant lequel on déchante assez rapidement. » avertit Thomas Périllon.

Don’t worry, he won’t get far on foot de Gus Van Sant

« Quand il ne singe pas Will Hunting, Don’t worry fait appel aux plus éculés travers du cinéma indépendant américain. Au programme, acteurs cabotins et interminable récit rédempteur pour un Gus Van Sant décidément loin du compte. » assène Céline Bourdin.

Un peuple et son roi de Pierre Schoeller

« Une immense déception, pour ses grands acteurs, dont on sent l’envie de bien faire, de jouer et parler juste, investis dans leurs partitions si bien travaillées. Mais aussi dans la qualité de la photo, de la musique, et donc dans le travail de reconstitution historique très fin et rarement aussi précis. » regrette profondément Florent Boutet.

Thunder Road de Jim Cummings

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« À force de grotesque et de gesticulation, on perd en empathie pour un personnage un brin misérabiliste, dont on suit avec ennui des déboires qui semblent durer une éternité. » déplore Amandine Dall’Omo.

Un 22 juillet de Paul Greengrass

« Greengrass commet l’irréparable en produisant un film lambda sur un acte terroriste et une crise politique qui ne devraient précisément jamais le devenir. » reproche Robin Souriau.

Sale temps à l’hôtel El Royale de Drew Goddard

« Un espace filmique étrange, quasi-insulaire, huis-clos sans l’être où toutes les sorties sont ouvertes mais jamais traversées – l’hôtel représentant la fiction, Goddard est incapable de créer un monde autour. » constate Robin Souriau.

Widows de Steve McQueen

« Bien qu’il soit plutôt agréable de suivre un film d’action mettant en scène des femmes surpassant leurs protagonistes masculins, le manque de cohérence générale devient un véritable fardeau dont Les veuves ne parvient jamais à s’affranchir. » constate Thomas Périllon.

Roma de Alfonso Cuaron

Comme Julian Bocceda et Robin Souriau, Florent Dufour n’a pas été convaincu par le répétitif Roma. « S’il parvient à produire quelques images sidérantes, cette longue chronique familiale cherche à m’émouvoir mais n’y parvient que rarement. »


Films sortis en salle ou arrivés sur Netflix en 2018


Bilan 2018 : Le FLOP des 15 pires films, Les meilleurs séries de 2018. À venir : les TOPS de la rédac.