MOTHER ! | Bande-annonce VOST du nouveau Aronofsky avec Jennifer Lawrence

QUI ?

Après avoir passé davantage de temps à la production plutôt qu’à la réalisation ces dernières années, Darren Aronofsky revient avec l’officialisation du titre et de la date de sortie de son prochain film, mother!. Au casting, un nom revient sans cesse : celui de Jennifer Lawrence. La rumeur a progressivement enflé depuis le début de l’année, avant d’être quasiment officialisée : l’actrice et son réalisateur se sont amourachés l’un de l’autre lors du tournage.

Aronofsky a par ailleurs eu le luxe de choisir parmi des compagnes et des compagnons de choix. Sur la fiche de mother!, un bel éventail de noms qui font envie : Domhnall Gleeson (Star Wars VIIEx Machina), Michelle Pfeiffer, Javier Bardem et Ed Harris. À noter, deux absents de choix : l’acteur Mark Margolis (Requiem For a DreamBreaking Bad) et le compositeur Clint Mansell, qui ne suivront pas le roi Darren pour la première fois de leur carrière. Pas de panique : côté BO, c’est Jóhann Jóhannsson qui prend le relais, dont le travail sur Premier Contact suffit à dissiper le moindre doute.

QUOI ?

Tout ce beau monde est donc réunit dans un titre exclamatif. En bon thriller teinté de mystère et de zones d’ombres, mother! préfère ne pas s’étendre sur son synopsis. Une seule phrase à se mettre sous la dent :

Un couple qui mène une petite vie tranquille voit leur relation éprouvée par une visite imprévue à leur domicile.

Soit l’équation fondamentale de la hantise de la classe moyenne blanche : contrainte sociale + attitudes non-conformistes = danger. Un sujet généralement jouissif lorsqu’il parvient à traduire les démons sous-jacents de ses personnages et leurs pulsions refrénées, qu’on imagine aisément présenté en huis-clos et en temps de narration restreint.

Dans le genre, on pense évidemment au référent Harry, un ami qui vous veut du bien (2000), au récent The Gift, diffusé en France par Netflix, voire à You’re Next d’Adam Wingard, dans son penchant paroxystique. Soit le genre de thriller qui titille, à ne louper sous aucun prétexte au cinéma, ne serait-ce que pour la curiosité du sujet et la virtuosité d’Aronofsky à sublimer les malaises obsessionnels.

QUAND ?

Patience, patience : mother! n’atteindra les écrans de cinéma que le 13 septembre 2017 – de telle sorte que sa présence aux principaux festivals du moment soit assurée, de Toronto à Venise. La propension du film à attiser les paris pour la cérémonie des Oscars 2018 (rien ne sert de parler de 2017, dont le semblant de suspens a été tué dans l’œuf par La La Land) et la côté de curiosité retrouvée d’Aronofksy à l’annonce de son prochain film peuvent nous permettre de tabler sur une sortie internationale.

Puisqu’une bonne nouvelle ne vient jamais seule, la sortie de mother! est permise grâce à la déprogrammation du reboot de Friday The 13th et de World War Z 2. De bon augure.

POURQUOI ?

Après avoir fait tourner la tête de nombreux cinéphiles dans le cœur des années 2000, Darren Aronofsky a progressivement disparu des écrans-radars. Déjà taiseux de nature, le réalisateur de PiThe Fountain et Requiem For A Dream préfère largement traduire son sens de l’épique en images plutôt que de s’y étendre en mots. Voillà comment expliquer le revirement de côte du réalisateur américain, passé de gourou public en 2010 avec Black Swan (pourtant pas sans reproches) à quasi-paria avec un Noé qui n’a pas convaincu grand monde.

L’heure est donc au rachat pour Aronofsky, marchant plus que jamais sur une fine couche de glace. Tourné en pellicule 16mm, Mother!, sera vraisemblablement le juge de sa capacité à faire rebondir sa carrière. Le réalisateur est à une intersection critique de sa carrière. À lui, après avoir conquis Lawrence, de séduire à nouveau un public qui n’attend, au fond, que de retomber amoureux.

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